Migrants : un collectif d'ONG demande l'ouverture de centres de transit à Menton et Vintimille

Initié par l'association Roya Citoyenne et signé par les associations humanitaires et caritatives, un appel plaide pour la création d'un "centre d'accueil de transit décent de part et d'autre de la frontière".

 
Ce camp est définitivement fermé à Vintimille depuis cet été.
Ce camp est définitivement fermé à Vintimille depuis cet été. © Cyril Dodergny / MAX PPP
L'association Roya Citoyenne lance un appel solennel ce lundi 17 août.
 
Depuis trois ans, l'association de la vallée de la Roya porte secours aux migrants de passage. Avec d'autres associations humanitaires comme Médecins du Monde, Emmaüs ou encore et la Cimade Alpes-Maritimes, elle demande  la création d'un "centre d'accueil de transit décent de part et d'autre de la frontière franco-italienne".
Le Campo Roja ouvert pour eux par la Croix Rouge italienne en 2016 a définitivement fermé ses portes et il a été démantelé.Selon les ONG, des centaines de migrants dorment dans les rues de Vintimille, certains se réinstallent sur les rives de la Roya, ce fleuve qui circule en France et se jette en Italie ou encore en bord de mer.
Le 3 août dernier en bord de mer à Vintimille.
Le 3 août dernier en bord de mer à Vintimille. © Cyril Dodergny / MAX PPP

Teresa Maffeis est membre de l'asociation ADN et elle apporte des vivres et des vêtements aux migrants depuis 5 ans.

Ils sont pourchassés en permanence par les autorités italiennes

Teresa Maffeis

Selon la préfecture des Alpes-Maritimes interrogée  l'AFP, depuis mai, le nombre de personnes refoulées chaque jour est "en augmentation progressive": il "reste en moyenne inférieur au chiffre de cent mais a pu ponctuellement le dépasser". La plupart sont interpellées dans le train et renvoyées en Italie.
 

Un appel pour des droits fondamentaux


Roya Citoyenne  et les associations signataires demandent le respect des droits fondamentaux pour les migrants, à savoir :
  
► Un centre d’accueil de transit décent de part et d’autre de la frontière.
► La prise en compte immédiate de la déclaration de demande d’asile par les forces de police à la frontière, avant la direction vers une plate-forme d’accueil   de demandeurs d’asile.
► L’utilisation des fonds publics pour privilégier l’hospitalité plutôt que la répression.
► Une véritable politique d’accueil des exilé-e-s, impliquant les différentes instances politiques et la population en France, en France comme en Europe.

 
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