Cet article date de plus de 7 ans

Affaire Agnelet: ouverture d'une enquête préliminaire en Italie

Les carabiniers italiens ont annoncé mercredi avoir ouvert une enquête préliminaire dans l'"affaire Agnelet", le procès de la disparition en 1977 d'une riche héritière, peut-être assassinée en Italie, et qui est l'une des grandes énigmes judiciaires du siècle dernier en France.

"Nous effectuons une enquête préliminaire dont les résultats seront communiqués au parquet local", a déclaré le capitaine Silvio De Luca, chef des carabiniers de Cassino, au sud de Rome, où Maurice Agnelet, un avocat de 76 ans, aurait peut-être tué en 1977 Agnès Le Roux, une de ses maîtresses alors âgée de 29 ans.

Lundi matin, Guillaume Agnelet avait déclaré: "Ma mère m'a dit: "je vais te dire qui est ton père". Ils (Maurice Agnelet et Agnès Le Roux, ndlr) sont allés faire du camping dans un coin tranquille près de Monte Cassino (ndlr, en Italie). Il aurait, pendant son sommeil, tiré sur Agnès puis hurlé pour demander du secours", a notamment déclaré le fils de l'accusé.



Le procès se poursuit cet après-midi par la lecture des auditions de Françoise Lausseure.

Françoise Lausseure avait, pendant l'enquête, fourni un alibi à Maurice Agnelet, aujourd'hui âgé de 76 ans: elle avait déclaré qu'au moment de la disparition d'Agnès Le Roux, riche héritière du casino niçois Le Palais de la Méditerranée, Maurice Agnelet était avec elle, à Genève.
En 1985, Maurice Agnelet avait bénéficié d'un non-lieu dans cette affaire. Mais 14 ans plus tard, Mme Lausseure s'était rétractée, assurant qu'elle avait fourni ce faux témoignage pour lui "rendre service". Ce revirement avait ouvert la voie à la mise en examen d'Agnelet et à ses procès.

La fin du procès est programmée vendredi.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
procès agnelet