Affaire du graffeur niçois : une nouvelle autopsie de la victime infirmerait la thèse de l’homicide

Le graffeur Thomas Debatisse bien connu du monde culturel niçois, détenu en prison aux Seychelles depuis avril dernier continue à clamer son innocence. Il est accusé par la justice du pays d’avoir assassiné sa compagne. Des éléments nouveaux fragiliseraient cette thèse.

"Une autopsie qui va à l’opposé de celle réalisée aux Seychelles", c’est ce que l’avocat de Thomas Debatisse a confié à la rédaction de France 3 Côte d'Azur faisant référence aux résultats des nouvelles analyses menées en France sur le corps d’Emmanuelle, la compagne de l’artiste.

La victime, gérante à Nice d’un lieu événementiel, âgée de 32 ans, avait été retrouvée morte le 27 avril dernier pendue à l’accroche-serviettes de la salle de bains de leur chambre d'hôtel de cet archipel de l'océan Indien par son compagnon Thomas Debatisse.

En mai, une enquête parallèle avait été ouverte côté français par le Parquet de Nice. L’autopsie française va dans le sens d’une mort par pendaison et non strangulation comme la police des Seychelles l’affirme encore aujourd’hui.

"Il arrive que les experts aient des avis différents, dans l’intérêt de Thomas, plusieurs rapports ont été établis dont un qui a été rédigé à la demande des autorités sur place relatif à des tests ADN évoquait un viol, rapport rédigé par le médecin légiste" précise Maître Sedillot.

Dans le cadre de la coopération judiciaire, ces éléments ont été transmis aux autorités. "Les échanges sont d’ailleurs constants" se félicite Xavier Bonhomme le procureur de la République de Nice dans les colonnes de Nice-Matin.

Il crie son innoncence

Et l’avocat de Thomas Debatisse de préciser quant à son client :" je l’informe, j’étais encore avec lui au téléphone hier, il est courageux et désespéré, il est suspecté d’avoir mis fin à la vie de la jeune femme dont il était amoureux. Il crie son innocence !"

Quant aux autorités des Seychelles ? "Je ne me dis pas qu’il y ait un parti pris. Il y a des éléments scientifiques qui concluent à la pendaison, au contraire du médecin là-bas qui parle de strangulation."

Pour l’avocat de la famille d’Emmanuelle, "le souhait est surtout que l’enquête aboutisse à la vérité" comme l’explique Maître Tewfik Bouzenou dans les colonnes du Parisien, évoquant "un deuil douloureux et difficile."

"Nous sommes attentifs aux nouvelles pièces que pourraient nous fournir les autorités précise l’avocat du graffeur. Nous allons attendre leur position."

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