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Attentat de Nice : le voyage de la mairie auprès du pape suscite quelques critiques

Un voyage auprès du pape organisé samedi par la mairie de Nice pour les victimes de l'attentat du 14 juillet suscite quelques critiques, notamment de la Ligue des droits de l'Homme et des élus écologistes.
Une délégation de la ville sera du voyage dont le président (LR) de la Métropole Nice Côte d'Azur, Christian Estrosi, qui insiste sur le caractère non religieux de l'audience papale, et la présence des représentants de tous les cultes du département, catholique, juif, musulman et protestant.

Le message du Pape au lendemain de l'attentat :



"Les élus de la République, M. Estrosi en l'occurrence, seraient donc autorisés à bafouer sans vergogne le principe de laïcité, un des
fondements de notre Constitution
", critique la section niçoise de la Ligue des droits de l'homme (LDH), contestant le coût pour la collectivité.

"Les victimes étant de toutes confessions doit-on s'attendre bientôt à financer un pèlerinage à Jérusalem, à la Mecque ou à Bénarès ?",  ironise-t-elle dans un communiqué diffusé jeudi soir.


Les élus écologistes ont également déploré l'initiative de M. Estrosi, prise selon eux sans l'avis du conseil municipal. "Pourquoi aller rencontrer le chef spirituel et temporel d'une religion parmi celles pratiquées par les victimes ?
Il y a des musulmans, des juifs, des protestants, des bouddhistes et des athées parmi les victimes de ce terroriste. Les exclure de ce type de +consolation officielle+ relève de la muflerie et même de la provocation", s'interroge la conseillère municipale EELV Juliette Chesnel-Le Roux dans un communiqué. 

La municipalité, avec l'aide d'Air France, a affrété deux avions pour les victimes de l'attentat du 14 juillet et leurs proches, au total 58 familles pour lequel le coût moyen pour la mairie a été ramené à 300 euros par personne selon la municipalité. 
Les élus paient leur vol de leur poche, selon la même source. Trois autocars sont aussi affrétés pour les victimes indirectes auxquelles une contribution financière est demandée. 


L'attentat de Nice, le soir du feu d'artifice de la fête nationale, a fait 86 morts et plus de 400 blessés. Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un Tunisien de 31 ans, a foncé dans la foule avec un camion. L'attentat a été revendiqué par le groupe Etat islamique que la France combat en Irak et en Syrie. - Avec AFP -
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