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Christian Estrosi satisfait après la mutation du préfet des Alpes-Maritimes

Christian Estrosi (LR), premier adjoint à la mairie de Nice, a fait part jeudi de sa satisfaction après l'annonce du remplacement du préfet des Alpes-Maritimes, Adolphe Colrat, qu'il accuse d'avoir été un homme "de conflits et de tensions".
15 juin 2016 à Nice. Chistian Estrosi et Adolphe Colrat lors d'un hommage.
15 juin 2016 à Nice. Chistian Estrosi et Adolphe Colrat lors d'un hommage. © Maxppp
La nomination de Georges-François Leclerc, actuel préfet de la Haute-Savoie, a été annoncée mercredi à la tête du département des Alpes-Maritimes
dans un communiqué à l'issue du conseil des ministres. M. Colrat va rejoindre Bercy, où il a été nommé inspecteur général des finances en service extraordinaire, a précisé la préfecture des Alpes-Maritimes.
Adolphe Colrat, le préfet des Alpes-Maritimes
Adolphe Colrat, le préfet des Alpes-Maritimes © MaxPPP

"Dans toutes mes responsabilités publiques en tant que ministre ou présidents d'exécutifs locaux, je n'aurai eu affaire qu'à des représentants de l'Etat de grande qualité. Le passage d'Adolphe Colrat dans le département aura été malheureusement une douloureuse exception", a réagi M. Estrosi, président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, et ancien maire de Nice, dans un communiqué.

Le préfet des Alpes-Maritimes sortant aura marqué l'histoire du département en ne cherchant pas le dialogue avec les collectivités territoriales mais il aura été toujours prompt à créer des conflits et des tensions, a-t-il asséné.


"Ouverture d'une salle de culte financée par l'Arabie Saoudite au mépris des déclarations contraires du Premier ministre et des conclusions du commissaire enquêteur, mensonges sur le dispositif du 14 juillet 2016, conflit avec les pompiers et le président du SDIS, passage en force sur la prison de Nice... Je regrette fortement dans ces dossiers et situations complexes ou dans cette situation particulièrement tragique de n'avoir pu compter sur un représentant de l'Etat solide, juste et partenaire des collectivités", a-t-il poursuivi.

L'été 2016 a été marqué par une virulente polémique à Nice à propos de l'organisation du dispositif de sécruité autour des festivités du 14 juillet après l'attentat qui a coûté la vie à 86 personnes sur la Promenade des Anglais.

Quant à la nouvelle mosquée En-Nour, la mairie a bataillé contre son ouverture dans l'ouest de Nice sur un terrain acheté par un ministre saoudien, obligeant finalement le préfet à intervenir en application de la loi. - Avec AFP -
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