Coronavirus : moins de voitures, effet confinement, la qualité de l'air s'améliore en Paca

20/03/2020. Le rond-point du Prado à Marseille (Bouches-du-Rhône), totalement déserté pour cause de confinement, en pleine épidémie de coronavirus. / © FTV
20/03/2020. Le rond-point du Prado à Marseille (Bouches-du-Rhône), totalement déserté pour cause de confinement, en pleine épidémie de coronavirus. / © FTV

Avec les mesures de confinement, il y a moins de circulation dans la région et notamment à Marseille, mais pas seulement. Conséquence, l'air semble moins pollué. Même si la baisse ne serait pas encore très significative ces premiers jours, selon Atmosud Paca.

Par Sidonie Canetto

Avec la mise en place du confinement et le recours massif au télétravail, l'utilisation des transports en commun a considérablement baissé dans les grandes villes comme Paris, Nice, Toulouse et Marseille. 

Selon un rapport du calculateur d'itinéraires en transports en commun, Moovit, la crise du Covid-19 s'est répercuté à Nice par une baisse de 53% des transports publics et de 48% à Marseille. 

Ainsi après la Chine ou l'Italie, la France devrait connaître, elle aussi, une baisse significative de la pollution.

Au niveau régional, c'est Atmosud Paca qui est en charge des relevés. Des stations de mesures sont implantées dans toute la région et les relevés sont quotidiens.  

Une baisse localisée, mais pas signifivative

"On commence à voir une baisse des niveaux pour certaines stations les plus proches des grands axes routiers. Cependant, les conditions météo actuelles (absence de vent, soleil et temps doux) ne sont pas favorables à une bonne qualité de l'air", indique Mélanie Selvanizza, chargée de communication chez Atmosud Paca.

Si l'on compare les données d'un mois sur l'autre, on note effectivement une baisse signifivative des niveaux de dioxyde d'azote. 

Sur certains grands axes dans la région, les niveaux de pollution automobile baissent significativement, comme sur la Promenade des Anglais à Nice par exemple, précise AtmoSud Paca.
"Pour le moment nous sommes dans une situation de stabilité atmosphérique. Dans ces situations, habituellement la pollution augmente. Dans le cas présent, elle reste stable", compare Atmosud Paca. 

La Chine et l'Italie ont observé une stabilité des niveaux de pollution avant de voir une baisse, précise l'organisme.

La vue des grands axes marseillais désertés, d'ordinaire saturés par la circulation automobile, laisse présager d'une amélioration. 
20/03/2020. Marseille (Bouches-du-Rhône), le boulevard Michelet, d'ordinaire saturé par la circulation automobile, déserté lors de l'épidémie de coronavirus. / © FTV
20/03/2020. Marseille (Bouches-du-Rhône), le boulevard Michelet, d'ordinaire saturé par la circulation automobile, déserté lors de l'épidémie de coronavirus. / © FTV
Sur certains grands axes dans la région, les niveaux de pollution automobile baissent ainsi significativement, précise AtmoSud Paca.

"C’est probablement lié à une baisse de l’activité mais ça reste trop tôt pour le dire : il faut des données sur une plus longue période".

Toujours est-il que sur les réseaux sociaux, les plus sportifs, se réjouissent de l'effet confinement, où l'air est plus agréable à respirer.
Mais attention, avec le réchauffement des températures dû au printemps, un autre phénomène vient se greffer, les pollens.

"Le temps stable et ensoleillé est toujours propice à l'accumulation de la pollution", explique AtmoSud Paca qui constate une augmentation des concentrations d'ozone, même si "les autres polluants restent globalement stable grâce à la baisse d'activité". 

De ce fait, il y a moins de pollution au dioxyde d'azote, mais la qualité de l'air reste moyenne.
 

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