Don de moelle osseuse : dans les Alpes-Maritimes, une trentenaire greffée nous livre son chemin vers le guérison

En France, plus de 2.000 personnes par an ont besoin d’une greffe de moelle osseuse. Eugénie Rottelini a pu en bénéficier. Aujourd'hui, elle va bien. Portrait.

Elle a 33 ans aujourd'hui, en rémission d'une leucémie lymphoblastique aigüe, soignée en 2019 grâce à un don de moelle osseuse fait par un homme en Pologne. 

"Je suis repartie dans mes idées positives, la guérison, une chance de vivre". Voilà comment Eugénie Rottelini résume son expérience. Elle a été comme des milliers de Français, greffée suite à une leucémie dont elle était atteinte.

J’avais commencé une chimiothérapie, j’étais à fond dedans, je connaissais mon protocole par cœur, je savais ce que chaque chose allait faire sur mon corps, c’était pour me guérir.

Mais voilà, le traitement ne donne pas les résultats espérés, "je redescends dix étages en dessous explique Eugénie, ça a été dur."

Quand les médecins lui parle de cette possibilité pour pouvoir guérir de sa maladie, il faut d’abord trouver un donneur compatible. Par chance, explique l’intéressée "un donneur compatible à 100% a pu être trouvé. C’était un donneur étranger, à l’époque je ne savais pas d’où il venait, c’est un don anonyme je ne devais rien savoir de lui et lui rien de moi à ce moment là."

J’étais heureuse de savoir que quelqu’un pouvait sauver ma vie.

Eugénie Rotellini, greffée

Folle de joie elle confie : "j’étais heureuse de savoir que quelqu’un pouvait sauver ma vie". A partir de là, elle est mise en chambre protégée et stérile où elle passera 15 jours avant de pouvoir revenir chez elle.

Au départ, comme pour beaucoup de gens elle assimilait don de moelle osseuse à don d’organe, or ce n’est pas cela.

2.000 personnes

En France, plus de 2.000 personnes par an ont besoin d’une greffe de moelle osseuse pour des malades atteints de maladies graves.

Le don de moelle osseuse s’apparente à une transfusion sanguine le plus souvent, le sang est alors filtré pour récupérer les cellules souches et les inoculer aux patients malades.

Mais les chances d’être compatibles  sont faibles, une sur un million. L’idée étant de s’inscrire sur un registre officiel, geste simple qui pourra sauver une vie.

Aujourd’hui, Eugénie va bien, elle a pu reprendre une vie presque normale.

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