Haute-Tinée : un festival du livre perché à 2000 mètres d'altitude

Depuis le vendredi 7 août, un festival du livre itinérant se déplace dans la Haute-Tinée, à 2000 mètres d'altitude. Cet événement en plein air permet aux auteurs et éditeurs de la région de reprendre contact avec les lecteurs.

Dimanche 9 août, le festival du livre de la Haute-Tinée se tenait à Saint-Dalmas-le-Selvage
Dimanche 9 août, le festival du livre de la Haute-Tinée se tenait à Saint-Dalmas-le-Selvage © Leslie Benzaquen / FTV
Perché à 2000 mètres d'altitude, en pleine montagne, le Festival du livre de la Haute-Tinée a débuté le vendredi 7 août. Après être passé par Saint-Etienne-de-Tinée, Auron et Saint-Dalmas-le-Selvage, cet événement itinérant termine sa route ce lundi 10 août à Isola.

De nombreux écrivains et éditeurs subissent de lourdes pertes depuis le confinement. C'est ici l'occasion de recréer un lien avec les lecteurs. "Depuis le déconfinement, on sent qu'il y a vraiment une soif de lecture", explique Bernard Deloupy, un auteur habitué du festival. Ils sont une quarantaine cette année à tenir un stand.

"Diffuser la culture sur tout le territoire de la Tinée"

Christiane Mattei, conseillère municipale à la culture à Saint-Etienne-de-Tinée, a créé ce festival en 2009. Alors qu'il était d'abord basé uniquement sur Saint-Etienne-de-Tinée, il est devenu itinérant il y a six ans. Son objectif : "mettre en valeur les éditeurs locaux et diffuser la culture sur tout le territoire de la Tinée et inciter les enfants à la création artistique". En effet, en plus de pouvoir acheter des livres, le festival propose des débats, des ateliers et des spectacles.

C'est très important pour nous d'arriver à amener le livre dans les vallées parce que la plupart de nos ouvrages font la promotion du haut pays que ce soit de la cuisine de la randonnée, de la culture.

Frédéric Boyer, des édition Mémoires millénaires

Ce festival permet autant aux lecteurs de faire de belles trouvailles, qu'aux maisons d'édition nationales et locales de trouver des vitrines pour leurs oeuvres. "On manque de point de vente, estime Frédéric Boyer. On a perdu entre 30 et 40% de points de vente depuis six ans. Mais on remarque que sur les salons, les gens continuent à acheter des livres."

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