"L’empoisonneur au viager", déjà condamné à 25 ans de prison, à nouveau devant la justice à Nice

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C’est pour des faits d’empoisonnement avec préméditation qu’Olivier Cappelaere est jugé cette semaine. Il aurait tenté d’ôter la vie à une dame âgée vivant au Cannet afin d'hériter de ses biens.

Une semaine de procès aux assises s’est ouverte ce lundi 23 mai, au tribunal de Nice, pour des faits d’empoisonnement avec préméditation.

A la barre des accusés, c’est Olivier Cappelaere, un quinquagénaire et ancien chef d'entreprise, qui va devoir faire face au juge.

La justice lui reproche d'avoir provoqué la mort par empoisonnement d'une nanogénaire du Cannet, Jacqueline Humbert, en 2014.

Les deux protagonistes étaient voisins, et la vieille dame avait fait de lui son légataire universel après s'être liée d'amitié avec le prévenu.

De l'atropine dans le verre

Olivier Cappelaere a déjà été condamné à un quart de siècle de réclusion criminelle en 2020 dans une affaire qui lui a valu le surnom dans la presse de "L’empoisonneur au viager".

Il avait reconnu avoir versé du collyre pour chien dans l'eau d'une retraitée, Suzanne Bailly, dont il possédait l'appartement en viager.

Hospitalisée, elle a survécu à ces empoisonnements, ce qui a permis de démasquer l'auteur des faits à l'époque. 

Un voisin de Suzanne Bailly avait été également contaminé, tout comme le chien de celle qui a survécu à cette lugubre manoeuvre.

Quand des proches font le rapprochement

Ce sont des membres de la famille de la défunte qui découvrent cette affaire dans les médias. Ils font le rapprochement avec la mort de Jacqueline Humbert, qui connaissait l'entrepreneur azuréen dont les investissements dans des biens en viager étaient nombreux.

Ils se rapprochent des forces de l'ordre pour leur expliquer leur doute sur ce qui aurait pu être une mort naturelle. La justice permet l'exhumation, et trouve un taux d'atropine important dans certains organes du corps.

"Une marraine de coeur"

La première condamnation d'Olivier Cappelaere n'a rien à voir avec cette semaine judiciaire affirme l'avocate du prévenu. "Il ne faut pas mélanger les dossiers" assène t-elle. 

"Cette affaire est une relation affective avec un couple, dont le mari est mort et avec lequel M. Cappelaere est resté proche de la femme. Ca n'a vraiment rien à voir." Et de poursuivre : "Dans ce dossier il a fait preuve de beaucoup d'humanité, il s'est beaucoup occupé d'une vieille dame seule et avec qui il avait une relation affective, il l'appelait sa marraine de coeur."

Proximité affective, coïncidence... c'est désormais aux jurés de se prononcer. Le verdict est attendu vendredi 27 mai.