Mendicité agressive à Nice : Christian Estrosi prend un nouvel arrêté

La mendicité entravant la circulation est interdite dans certains secteurs de Nice jusqu'au 30 septembre. / © FABRICE DEVEVEY / MAX PPP
La mendicité entravant la circulation est interdite dans certains secteurs de Nice jusqu'au 30 septembre. / © FABRICE DEVEVEY / MAX PPP

Le maire de Nice Christian Estrosi vient de signer un nouvel arrêté interdisant la mendicité entre 9 et 2 heures du matin en centre ville selon certaines conditions.

Par Catherine Lioult

A Nice, la mendicité agressive est interdite jusqu'au 30 septembre prochain. Le 22 juin dernier, le maire de Nice a pris un arrêté allant dans ce sens. Il est rappelé que la ville de Nice accueille chaque année plus de trois millions et demi de touristes et que les personnes quémandant des dons sur les trottoirs ou sur les chaussées, accompagnées pour certaines de chiens, peuvent constituer un trouble à l'ordre public


Les secteurs concernés


Il s'agit du cœur de la ville (place et rue Massena, place Magenta, Garibaldi, De Gaulle, Rossetti, Alexandre Toja, Auguste Blanqui et Ile de Beauté, rue de France, cours Saleya, Promenade des Aglais, palais Acropolis, cathédrale Ste-Réparate, avenue Jean Médecin, parvis et gare Thiers, esplanade de Lattre de Tassigny, monument aux morts), mais aussi le quartier Raimbaldi, Alphonse Karr.
Les abords des distributeurs automatiques, les caisses de parkings ou les stations de tramway sont aussi prohibés, comme certains carrefours où est pratiquée une mendicité pourrait constituer un danger ( entrées et sorties de ville, accès à la voie Mathis, route de Grenoble, bd du Mercantour, centre administratif, pont Garigliano, pont-Michel). 
 

Un courrier au  Procureur de la République


Par ailleurs, le maire de Nice a adressé un courrier au Procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre le 4 juin dernier. Il lui fait part de son inquiétude face à cette mendicité agressive, avec la présence parfois d'enfants mineurs et la vente de produits contrefaits. Il demande au Parquet de l'accompagner dans son action.
 

Les chiffres ( source mairie)

Depuis janvier 2018 :

► 609 personnes recensées comme vivant dans la rue.

  •   403 se livrent à la mendicité, dont 59 enfants de moins de 15 ans.

► 200 verbalisations.

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