VIDEO - Enrico Macias de passage à Nice : “je chante toujours des chansons pour mes frères pieds noirs et harkis”

Entretien avec Enrico Macias / © Richard De Silvestro-FTV
Entretien avec Enrico Macias / © Richard De Silvestro-FTV

Alors que l’une des personnalités les plus aimées des Français était à Nice dimanche 22 septembre pour un concert au Palais de la Méditerranée, nous avons pu le rencontrer, juste avant son entrée en scène. Il nous parle du passé, de ses racines, de ses souvenirs.

Par Véronique Lupo

« Enfant de tout pays », « Les gens du nord », « Les filles de mon pays » ou encore « Mendiant de l’amour », Enrico Macias est l’un des chanteur français les plus populaires dans le monde. 
À 81 ans, il continue de se produire sur scène pour le plus grand bonheur de tous ses fans. Il était en concert gratuit ce dimanche 22 septembre au bien nommé Palais de la Méditerranée à Nice :

Quelques heures avant, c'est avec cette sincérité qui l’a toujours caractérisé qu’il s’est confié à Chantal Fazy et à Richard de Silvestro.

Je chante toujours des chansons pour mes frères pieds noirs et harkis, dans le monde entier et depuis 56 ans. 
La musique et le plus public me donnent encore plus d'énergie. Et ma fatigue disparait sur scène. 

Je suis très content de les voir, parce que les années ont passé mais notre identité est toujours la même. Nos racines ont été déplacées mais elles sont toujours bien ancrées en nous.
 


► Alors que l’élection présidentielle algérienne se prépare, espérez-vous pouvoir retourner un jour dans votre pays ? 

Ces mouvements de jeunes qui se sont révoltés sans violence m’ont donné beaucoup d’espoir 

répond-t-il.

Je souhaite que le système qui existait disparaisse et qu’il y ai en Algérie, une vraie démocratie pour oublier toutes les erreurs du passé.

Sur sa page Facebook, l'artiste se souvient : il y a 40 ans, grâce à l'invitation du président Sadate, j'allais le long des rues du Caire en attendant le mémorable concert aux pieds des pyramides, le 22 septembre..."


Il poursuit :

bien-sûr que j’aimerais y retourner mais pas dans des conditions difficiles. Si j’y retourne, je veux y retourner en pleine possession de mon amour pour l’Algérie.

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