Nice : une information judiciaire est ouverte après le décès d'une lycéenne d'une méningite

Le jeune fille décédée d'une méningite le 13 juin dernier avait été prise en charge la veille aux urgences de l'hôpital Lenval, mais la pathologie n'avait pas été diagnostiquée. Une information judiciaire a été ouverte pour homicide involontaire et non assistance à personne en danger.

Décalée de trente mètres, l’entrée aux urgences pédiatriques de l'hôpital Lenval de Nice se fait uniquement par l’extérieur désormais.
Décalée de trente mètres, l’entrée aux urgences pédiatriques de l'hôpital Lenval de Nice se fait uniquement par l’extérieur désormais. © Manon Hamiot / FTV
La jeune fille de 17 ans, scolarisée au lycée Sasserno de Nice, a t-elle été prise en charge correctement à l'hôpital Lenval, la veille de son décès ? C'est ce que la justice devra établir. Une information judiciaire a été ouverte pour homicide involontaire et non assistance à personne en danger. L'information a été confirmée par l'avocat des parents de l'adolescente, maître Denis Deur, joint par téléphone.
 

Une consultation la veille aux urgences pédiatriques de l'hôpital Lenval 


La lycéenne est décédée le 13 juin dernier d'une méningite, une maladie qui doit faire l'objet d'un signalement à l'Agence Régionale de Santé. Victime de fièvre et de vomissements, elle avait été admise aux urgences de l'hôpital la veille mais elle en était sortie un peu plus tard avec un diagnostic d'insolation. Et c'est l'ARS qui avait confirmé après analyse de sang qu'il s'agissait d'un cas de purpura fulminans", autrement dit une infection générale, probablement due à un méningocoque.
L'information judiciaire permettra d'établir si tout a été fait pour établir le bon diagnostic lors de sa prise en charge, et si le drame aurait pu être évité. 
LE PURPURAS FULMINANS
Il peut intervenir à n'importe quel âge, mais les bébés de moins d’un an et les adolescents de 15 à 20 ans sont plus exposés. Purpura fulminans constitue une situation clinique d’extrême urgence qui exige un traitement antibiotique le plus précoce possible.
Les personnes en contact étroit avec la victime doivent recevoir un traitement prophylactique pour prévenir tout risque d'infection.
 
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