Nice : le péage de Saint-Isidore échappe de nouveau à la hausse des tarifs au 1er février

Le péage de Saint-Isidore, à Nice, est à nouveau épargné par la hausse des tarifs de 2,7% en moyenne, annoncée par Vinci Autoroutes.

Chaque année, s'engage un même bras de fer. Comme en 2023, le péage de Saint-Isidore, à Nice, échappe à la hausse des tarifs du premier concessionnaire d'autoroutes de France, Vinci.

Tandis que le groupe annonce une augmentation moyenne de 2,7% au 1er février, les élus niçois s'insurgent. Sur le réseau Threads, le maire (Horizons), Christian Estrosi, dit avoir demandé "un rendez-vous d’urgence au PDG de Vinci" : "Il est impensable, en cette période de forte inflation, d’accepter une augmentation de 2,7% qui va venir impacter le pouvoir d’achat des Niçois", dénonce-t-il.

L'édile réclame depuis plusieurs années la suppression de ce péage de contournement de Nice, "le seul autour d’une grande ville, qui constitue en plus une zone de pollution majeure", note-il. Une demande, laissée lettre morte par le gouvernement, seul à même de prendre une telle décision.

Les péages de contournement épargnés par la hausse

Vinci Autoroutes a précisé, ce jeudi, que les tarifs des péages situés sur "les itinéraires de contournement de 35 agglomérations" - "parmi lesquelles Nice, Fréjus et Sisteron" - seraient gelés. De même, le concessionnaire a annoncé "le blocage, en moyenne, sur l’ensemble de ses réseaux (ASF, Cofiroute et ESCOTA), les tarifs de péage de 80% des trajets de moins de 30km et de 60% des trajets de moins de 50km."

Le prix du péage de Saint-Isidore restera de fait à 1,50 €, un tarif inchangé depuis 2011, malgré l'inflation.

Pour autant, la députée LR Christelle D'intorni l'affirme sur X : "Il est temps d’avoir enfin le courage de reformer les concessions autoroutières." La parlementaire a déposé en septembre 2023 une proposition de loi visant à "créer une clause de partage des bénéfices entre les concessionnaires et l’Etat, à charge pour ce dernier de restituer 50% des dépenses des usagers sous forme de crédit d’impôt", explique-t-elle.

Parmi ses propositions, Christelle D'intorni souhaite également que les augmentations tarifaires ne puissent se pratiquer que tous les deux ans, "sous réserve de justifier d’investissements ayant conduit à l’amélioration significative du réseau".