A Nice, les militants soutiennent Jean-Marie Le Pen

Jean-Marie Le Pen à son arrivée à Nice jeudi / © MAXPPP
Jean-Marie Le Pen à son arrivée à Nice jeudi / © MAXPPP

D'abord annoncée puis démentie, la venue de Jean-Marie Le Pen a bien eu lieu à Nice. Le président d'honneur du FN n'avait pas très envie de parler à la presse et a tenu une réunion à huis-clos. Les militants et cadres locaux préfèrent minimiser la dernière polémique et ses relations avec sa fille. 

Par Olivier Le Creurer

Un service d'ordre sur les dents. Grosse bousculade, une consoeur est jetée à terre, une autre frappée à la poitrine. Aucune caméra n'est autorisée à filmer la réunion avec les militants. Le silence pour faire taire son dernier dérapage à l'encontre de Patrick Bruel. Une faute politique selon Marine Le Pen, des dissensions idéologiques pour certains militants.

A Nice, la fille n'a pas encore surpassé le père.
Les militants FN et Jean-Marie Le Pen
Reportage: N. Layani, L. Verdi, France 2 et J. Juvigny

Intervenant:
  • Lydia Schénardi Secrétaire départementale FN 06

Une journaliste d'Europe 1 porte plainte

Une journaliste d'Europe 1 a annoncé avoir déposé plainte vendredi après avoir été "projetée à terre" jeudi soir par le service d'ordre du FN lors de l'arrivée de Jean-Marie Le Pen à une conférence de presse à Nice, le FN parlant d'une "affabulation".

5 jours d'ITT

Brigitte Renaldi, qui s'est vue prescrire 5 jours d'ITT pour une "énorme contracture qui va des cervicales jusqu'en bas", a expliqué avoir été "projetée par terre" vers 19H00 par le service d'ordre du parti, qui a réagi nerveusement à l'affluence de la presse à l'arrivée du président d'honneur pour la tenue d'une conférence.
La reporter d'Europe 1, qui a fait une crise de tachycardie après la bousculade, explique que les gardes du corps du FN ne se sont pas enquis de son état. "Vous n'avez rien à foutre ici" m'ont-ils dit. "Je fais mon métier" lui ai-je lancé, "Moi aussi"" a répondu l'un d'entre eux, raconte-t-elle.

Le Fn conteste toute molestation

Jean-Marie Le Pen et Marie-Christine Arnautu ont contesté dans un communiqué toute "molestation":
"le FN (...) oppose une dénégation formelle aux accusations d'une journaliste d'Europe 1 selon laquelle elle aurait été molestée par le service d'ordre du Front National. Il y avait devant l'hôtel une dizaine de caméras, des photographes, des journalistes, et conséquemment une grande bousculade. Aucune image ne vient d'ailleurs à l'appui de cette affabulation", écrivent-ils.

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