Pas de procès pour un sexagénaire niçois qui séduisait des femmes sur internet avec un faux profil

La chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence a tranché : elle estime que les charges ne sont suffisantes pour aller jusqu'à un procès en assises pour viol par surprise. Deux plaignantes ont décidé de se pourvoir en cassation.

Il utilisait un faux profil sur Facebook pour avoir des relations sexuelles avec des femmes.
Il utilisait un faux profil sur Facebook pour avoir des relations sexuelles avec des femmes. © France 3 Cote d'Azur
"Mes clientes sont très déçues. Elles attendent ce procès depuis 4 ans et on les prive d'un procès qui aurait du faire la lumière sur les faits".

explique maître Maktouf, avocat de deux plaignantes. La chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence a décidé de ne pas renvoyer un sexagénaire niçois (au moment des faits) devant une cour d'assises. Elle estime que les faits de viols par surprise ne sont pas qualifiés.
 

Un faux profil pour de réelles relations sexuelles


Un vrai faux profil pour de réelles relations sexuelles
Un vrai faux profil pour de réelles relations sexuelles © Captation FB

C'est avec ce profil publié sur plusieurs sites de rencontres que le Niçois, 70 ans aujourd'hui, séduisait ses victimes. Cet homme de 37 ans, un physique engageant, un corps de rêve du nom de d'Antony Laroche, promettait des ébats sexuels pimentés : un masque, l'interdiction de le toucher, des liens... Le scénario directement inspiré du livre porno chic" Cinquante nuances de Grey" qui lui a permis d'attirer à Nice pendant des années des dizaines de femmes en quête du prince charmant.

Dur retour à la réalité


Plusieurs d'entre elles, séduites par ce jeu sexuel, ont réalisé, une fois le masque enlevé que le partenaire n'était pas celui qu'il prétendait être. Elles ont porté plainte en 2014 et 2015 en l'accusant de viol avec surprise.

Pour l'avocat de deux plaignantes, Mohamed Maktouf, il n'y a pas eu de consentement éclairé, avis partagé par le juge d'instruction niçois qui a renvoyé le prévenu devant les assises. Le sexagénaire a fait appel de cette décision. Pour lui, les relations sexuelles étaient consenties. Le procureur général de la cour d'appel d'Aix-en-Provence a  estimé comme le juge d'instruction niçois qu'il devait y avoir un procès en assises, mais pas la chambre de l'instruction pour qui les faits ne sont pas assez caractérisés.

Des pourvois en cassation


La décision de la chambre de l'instruction a été signifiée aux plaignantes ce jeudi. Leur avocat a indiqué qu'il avait fait un pourvoi en cassation ce vendredi.


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