Pour son ultime création à Nice, Irina Brook met en scène Roméo et Juliette avec sa fille à l'affiche

Maïa Jemmett joue dans Roméo et Juliette de Shakespeare, ultime création d’Irina Brook à Nice. / © Capture YT
Maïa Jemmett joue dans Roméo et Juliette de Shakespeare, ultime création d’Irina Brook à Nice. / © Capture YT

La tragédie incontournable de Shakespeare "Roméo et Juliette" est proposée au Théâtre National de Nice dans une version résolument contemporaine. Une adaptation épurée et décapante signée Irina Brook. C'est sa fille qui tient le rôle de la belle.
 

Par Anne Le Hars

Maïa Jemmet joue sur la scène du Théâtre national de Nice, dans la dernière création de sa mère Irina Brook : Roméo et Juliette.
 


La tragédie incontournable de Shakespeare y est proposée dans une version résolument contemporaine. Une adaptation épurée et décapante signée Irina Brook.
« Je suis née avec toutes ces pièces de Shakespeare. Le Songe… C’est comme mon Parrain, c’est pour moi une très belle façon de commencer ma carrière. »

Maïa est Juliette, ce personnage tragique et romantique. La jeune issue d'une grande famille d'acteurs et de metteur en scène donne vie à cette héroïne.

Un personnage qui touche droit au cœur. Un rôle difficile qui impose un certain niveau au jeu d’acteurs et à la puissance du texte.
Ce projet, au départ pédagogique, est porté par une compagnie rassemblée pour l’occasion : une fusion explosive entre les comédiens niçois et les Éclaireurs du TNN.

Comment vit-elle à seulement 16 ans la filiation dans l’ultime création sur la scène niçoise ?

« On parle de piston forcément, mais cela me pousse à être encore meilleure dans mon jeu !  Je dois être à la hauteur de mon nom, cela me motive. »

Pour la metteur en scène, cette création est un peu un défi :" la grande difficulté de Roméo et Juliette, c’est qu’on rit beaucoup pendant la première moitié de la pièce. Tout est très enlevé, drôle, on se trouve embarqué dans une succession de bagarres, de clowneries et de danses.
Et puis il y a un moment très précis où tout bascule dans la tragédie, et ça ne lâche plus jusqu’à la fin. L’intensité dramatique égale alors celle des tragédies grecques. Pour arriver à négocier ce tournant tragique au cœur même de la comédie, il faut réussir à convoquer des émotions très puissantes sur le plateau, ce qui n’est pas facile pour de jeunes acteurs.
 
► A voir au TNN jusqu’au 10 avril

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