Tuerie à la préfecture de police de Paris : le député azuréen Eric Ciotti demande des comptes au ministre de l'Intérieur

Le député de la 1e circonscription des Alpes-Maritimes et le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. / © Sébastien Muylaert et Vincent Isore / MAX PPP
Le député de la 1e circonscription des Alpes-Maritimes et le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. / © Sébastien Muylaert et Vincent Isore / MAX PPP

Le président de la République a rendu hommage aux quatre fonctionnaires de la préfecture de Paris tués par leur collègue radicalisé mais cette attaque fait débat. Le gouvernement est très critiqué par le député Eric Ciotti et les échanges entre les différents protagonistes sont musclés.

 

Par Catherine Lioult

Après l'hommage, la polémique. 
Ce 3 octobre, Mickaël Harpon, informaticien radicalisé à la préfecture de police de Paris, a tué 4 de ses collègues à l'arme blanche et il en blessé un 5e avant d'être abattu par un jeune policier.
Un hommage leur a été rendu ce mardi et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner leur a remis à titre posthume la Légion d'honneur.
 
L'hommage aux policiers tués par Mickaël Harpon. / © IAN LANGSDON / MAX PPP
L'hommage aux policiers tués par Mickaël Harpon. / © IAN LANGSDON / MAX PPP

C'est aussi ce mardi que Christophe Castaner a été entendu par la commission des lois de l’Assemblée nationale. Le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti lui demande des comptes sur des propos qu'il considère comme hâtifs prononcés juste après l'attentat.

Des failles, des fautes ont été commises. Toute la vérité doit être faite et être dite. Nous voulons cette vérité. Des questions se posent. Le déni et la banalisation entretenus par le ministre de l'Intérieur ne sont pas supportables ni acceptables


a t-il déclaré à l'Assemblée Nationale. Il développe ses propos pendant l'audition du ministre.

Sur quelle base vous avez parlé si vite  sans attendre les déclarations du procureur... La scène de crime laissait manifestement entendre qu'il y avait un doute. Vous n'avez pas fait état de ce doute.

 

"J'ai dit la vérité" lui répond Christophe Castaner. La vérité portée par les collègues de travail que j'ai pu rencontrer, avec lesquels j'ai échangé longuement cet après-midi là... La vérité concernant le dossier administratif de l'individu. La vérité des éléments qui étaient connus au moment où je m'exprimais.
 


Le premier ministre Edouard Philippe a lui aussi répondu au député lors des questions au gouvernement.
J'assume au nom du gouvernement tout ce qui a été fait dans l'Etat, tout.
 


Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a annoncé ce mardi qu'il allait accepter la demande des Républicains de création d'une commission d'enquête sur l'attaque, et que celle-ci se mettrait au travail "dès la semaine prochaine".
 

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