"Un moment clé" : à l'OGC Nice, l'heure est à la mobilisation générale avant la réception de Clermont en Ligue 1

Après deux défaites consécutives, joueurs, staff, direction et supporteurs niçois ont décrété l'union sacrée pour renouer avec la victoire ce dimanche 25 février à 15 heures. Un match à domicile contre le dernier de Ligue 1.

Sur les cinq derniers matches de Ligue 1, l'OGC Nice n'est plus à la fête. L'équipe du seul représentant de l'élite dans les Alpes-Maritimes n'a gagné qu'une seule fois, fait un nul, et perdu trois rencontres.

Seuls 4 points ont été engrangés par les pensionnaires de l'Allianz Riviera, le plus mauvais total parmi les huit premiers clubs du classement à l'issue de la 22e journée. 

Le dauphin du classement est désormais Brest, l'équipe menée par une personnalité bien connue des suiveurs du Gym, Eric Roy. Le natif de Nice a joué plusieurs années dans le club, avant de l'entrainer lors de la saison 2010-2011.

L'échec du derby

Après l'exclusion de Dante contre Monaco "qui a impacté le résultat final", selon le capitaine des Aiglons, défaits 3-2, après la sortie médiatique du président Jean-Pierre Rivère envers Clément Turpin, arbitre de Lyon-Nice (1-0), conséquence d'un pénalty non sifflé, Stéphane Lannoy, directeur technique chargé de l'arbitrage professionnel, était à Nice jeudi.

Après son passage au club, Francesco Farioli, qui a trouvé "les échanges très collaboratifs", a "levé tous les doutes". Depuis, en interne, il a été décidé de se recentrer sur l'essentiel : le terrain.

Contre Brest, Monaco et Lyon, on ne récolte qu'un point après trois prestations exceptionnelles (...). On a de gros regrets et besoin d'une réaction de caractère d'un groupe fort.

Francesco Farioli, entraineur de l'OGC Nice

Le jeune entraîneur et son staff ont remis l'ouvrage sur le métier. Ils ont ainsi "souligné que ce qu'on fait, parfois, ne suffit pas".

"Pour gagner des matches dans un championnat aussi difficile, il faut maintenir un niveau d'attention énorme, soutient Farioli. Sinon, on paie cash." Hors de question, désormais, de voir un joueur sortir de son match, comme Youssouf Ndayishimiye face à Alexandre Lacazette à Lyon par exemple.

"Quand on rencontre des joueurs aussi matures, intelligents et même fourbes, on doit savoir éviter les provocations", tance Farioli. "Cela fait partie de l'apprentissage, continue Dante. Mais il est clair qu'on doit mettre de côté certains comportements. Il n'y aura plus la place pour ça."

Ce samedi soir, veille de match, le club a posté sur X - anciennement Twitter - une série de photos du groupe et des supporters. Une publication, sobre, aux couleurs rouge et noir, qui avance que les joueurs sont "unis".

"Match fondamental" et "moment clé"


Car tout Nice prévoit une fin de saison compliquée. À commencer par cette rencontre de dimanche contre le club le plus mal classé du championnat.

Il ne faut pas se tromper. Malgré leur position au classement, ce sera très difficile. Il faudra respect et conviction.

Dante, capitaine de l'OGC Nice

À l'Agence France-Presse

Farioli comptera sur les finalistes de la dernière CAN, Terem Moffi (actuel 10e meilleur buteur en 18 matches de championnat) avec et Jérémie Boga, dont il a été privé "45 longs jours". Une absence qui a été coûteuse pour l'effectif niçois lors des dernières rencontres : "Nous passer d'eux n'a pas été facile, d'autant qu'il y a eu d'autres absences et blessures, se remémore Farioli. Quand les énergies sont réparties sur peu de joueurs, cela devient difficile car les exigences physiques et tactiques sont très élevées. Ils seront fondamentaux dimanche." 

Il espère les voir marquer. Car "on n'a pas marqué assez par rapport à nos qualités individuelles et collectives", reconnaît Dante qui martèle : "Il faut toujours se remettre en question et garder de l'exigence : agressivité, spontanéité, rage."

D'ailleurs, le quadragénaire estime aussi qu'il doit personnellement "faire mieux sur les coups de pied arrêtés offensifs".

Le capitaine le dit : Nice entre dans "un moment clé". Cela débute par "ce match fondamental pour suivre le rêve du groupe, du staff, de la direction et des supporteurs de retrouver l'Europe", indique Farioli. 

L'importance des supporteurs

Si l'entraîneur azuréen englobe aussi les supporteurs, c'est que ces derniers ont aussi décrété l'union sacrée. La tribune populaire sud rouvrira après deux matches de suspension, et un engouement, relayé par les réseaux sociaux, se fait sentir en ville. "Cet élan collectif arrive à un moment compliqué en termes de résultats et est un signal important des supporteurs, apprécie Farioli. Cela donne de la force et des responsabilités."

Ils sentent qu'on a vraiment besoin d'eux et qu'on compte sur eux. À nous de sortir un gros match pour les rendre heureux.

Dante, capitaine de l'OGC Nice

À l'Agence France-Presse

Dans quelques semaines, une autre rencontre capitale, mais contre le premier du championnat cette fois-ci, se jouera en Coupe de France. En quart de finale de la compétition, ce sera le PSG qui se dressera sur le chemin de l'OGC Nice.

Le club aura l'occasion de prouver que, cette année, il peut rêver d'un titre ou d'une place européenne.

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