Une centaine de motards manifestent contre le contrôle technique devant la préfecture à Nice

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Écrit par Pascal Varnier, édité par Michel Bernouin

La manifestation nationale des motards en colère contre le contrôle technique obligatoire, qui sera mis en place à partir du 1er octobre 2022, s’est déclinée à Nice ce samedi matin.

Ils étaient une centaine, rassemblés devant les grilles du centre administratif des Alpes-Maritimes, ce samedi matin à Nice, pour protester contre l’instauration d’un  contrôle technique pour les motos à compter du 1er octobre 2022.

"C’est pour faire de l’argent, c’est pas pour la sécurité des motards. Occupez-vous des routes qui sont pourries, pour ça on ne fait rien !" estime Gisèle Rivello, motarde.

"Les motards sont très conscients de leur vulnérabilité"

Pour Frédérique Jullien, membre bénévole de la Fédération française des motards en colère (FFMC) dans les Alpes-Maritimes, "les motards sont très conscients de leur vulnérabilité et ils tiennent a avoir une moto en bon état pour être en sécurité".

 

Déjà en place depuis 2014 dans plusieurs pays d’Europe, le contrôle technique a été repoussé jusqu’ici par la France sous la pression des associations de motards. Il devait s’appliquer au premier janvier 2023. Il le sera 3 mois plutôt.

 

Mais les petites cylindrées ne sont pas concernées. Seuls les conducteurs de "gros cubes", avec des moteurs d'une cylindrée supérieure à 125 cm3, devront mettre la main au portefeuille.

"Je trouve ça inadmissible"

 

"Le contrôle technique, d’après ce que j’ai compris, ça ne prendrait pas en compte les 50 cm3, qui eux sont vraiment des poubelles sur la route pour la plupart. Je trouve ça inadmissible", témoigne Maxime Bonino, motard.

 

Selon la FFMC, un pourcentage infime des accidents serait dû à un défaut d’entretien. Elle dénonce un contrôle technique imposé à tous .

 

Mécaniquement moins d’1% des motos sont liées à l’accidentologie. Ça veut dire qu’on va racketter 100% des motards pour 1% d’accidents en moins. On propose des vérifications périodiques, à l’initiative des motards.

Alain Stotz, trésorier de la FFMC 06

Les associations à l’origine du recours devant le conseil d’Etat affirment pour leur part que dans les pays où le contrôle technique est déjà en place, la mortalité des motards a baissé de manière significative.