Vaccination hors critères assumée à Nice "pour ne perdre aucune dose et utiliser toutes celles dont nous disposons"

Ce samedi 1er mai la vaccination contre la Covid-19 se poursuit, notamment au palais des expositions de Nice. Plusieurs jeunes en bonne santé et n'exerçant pas une profession jugée "exposée" ont obtenu des rendez-vous. Une situation totalement assumée par la métropole.

Longue file d'attente pour la vaccination, ce samedi 1er mai devant le palais des expositions de Nice.
Longue file d'attente pour la vaccination, ce samedi 1er mai devant le palais des expositions de Nice. © Olivier Orsini / FTV

Même les jours fériés, la vaccination contre la Covid-19 ne prend pas de repos. Ce samedi débute officiellement la vaccination des personnes de plus de 18 ans en situation d'obésité ou souffrant de comorbidités.

À Nice, elles peuvent se présenter sans rendez-vous au palais des expositions pour être vaccinées en priorité. Mais des personnes "hors critères" bénéficient aussi de rendez-vous. Véronique Borré, directrice de l'Agence de sécurité sanitaire de la métropole Nice Côte d'Azur, s'explique.

Confirmez-vous que sont vaccinées à Nice des personnes ne répondant pas aux critères de priorité fixés par le Gouvernement, comme c'est le cas à Mandelieu La Napoule ?

Nous assumons de ne perdre aucune dose et d'utiliser toutes celles dont nous disposons ! Nous prenons en priorité les personnes de la "1ère ligne" : forces de l'ordre, soignants, professionnels au contact du public. Et au-delà lorsqu'il reste des doses. Un exemple : ce vendredi, à 19h30 il restait une dose ; nous sommes restés jusqu'à 20h30 pour trouver quelqu'un à qui l'administrer.

Des rendez-vous aux personnes inscrites de longue date

Des jeunes gens, parfois à peine majeurs, sans maladie chronique ou profession exposée, affirment avoir obtenu un rendez-vous pour une injection ce samedi alors que la doctrine nationale ne prévoit pas leur vaccination avant le 15 juin...

Hier en fin de journée il nous restait des doses. Nous avons donc décidé de proposer des rendez-vous aux personnes inscrites de longue date sur notre plateforme, par ordre d'ancienneté. Des gens inscrits en décembre ou janvier donc.

Et cela ne se fait pas au détriment de personnes classées "prioritaires", y compris qui résident dans d'autres communes et qui n'ont pas encore obtenu de rendez-vous ?

Absolument pas : nous nous inscrivons totalement dans la campagne de santé publique. Les personnes de plus de 60 ans ou présentant des comorbidités et qui n'auraient pas obtenu de rendez-vous peuvent se présenter, même si elles n'habitent pas la métropole ou le département, au centre de vaccination du Théâtre de Verdure à Nice pour bénéficier d'une injection de vaccin Pfizer ou Moderna. Pour elles c'est sans rendez-vous, de 9 heures à 15 heures.

Samedi 1er mai, devant le centre de vaccination du palais des expositions de Nice.
Samedi 1er mai, devant le centre de vaccination du palais des expositions de Nice. © Olivier Orsini / FTV

Combien d'habitants de Nice et de la métropole attendent encore leur première dose ?

Sur les 186.000 personnes qui se sont inscrites pour la vaccination sur notre plateforme métropolitaine, 125.000 ont déjà reçu au moins une dose de vaccin (67%). Parmi les 60.000 qui restent, il y a une partie qui pour l'instant ne sont pas éligibles à la vaccination parce qu'ils n'entrent pas dans les critères, et 10.000 qui ne se sont pas présenté au rendez-vous qui leur a été proposé.

On estime qu'il reste autour de 50.000 personnes en liste d'attente

Véronique Borré, directrice de l'Agence de sécurité sanitaire de la métropole Nice Côte d'Azur

Certains parce qu'ils ont déjà été vaccinés par leur médecin, d'autres parce qu'ils ont contracté la Covid et doivent donc attendre 4 mois avant de pouvoir être vaccinés, d'autres parce qu'ils ont malheureusement été hospitalisés. On estime donc qu'il reste autour de 50.000 personnes en liste d'attente.

20 à 25.000 injections par semaine en mai

Le ministre de la santé confirmait vendredi sur Franceinfo que dans les Alpes-Maritimes "on a mis énormément de vaccins parce que la situation épidémique était inquiétante". Aujourd'hui, le département est l'un de ceux où l'on dénombre le moins de nouveaux cas de Covid-19. Les livraisons de doses de vaccins risquent-elles diminuer ?

Ce n'est pas le cas pour l'instant. Nous avons reçu les prévisions de livraisons de vaccins pour le mois de mai, et il n'y a pas de baisse. Nous continueront a réaliser 20 à 25.000 injections par semaine. Il y aura plus de deuxièmes doses, et donc moins de premières injections.

 

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