Peines de prison avec sursis requises pour l'incendie de Castagniers de 2017

Cet incendie a commencé le 17 juillet 2017 et il a duré plusieurs jours. / © France 3 Côte d'Azur
Cet incendie a commencé le 17 juillet 2017 et il a duré plusieurs jours. / © France 3 Côte d'Azur

Le 17 juillet 2017, un violent incendie ravage 120 hectares sur la commune de Castagniers près de Nice. L'enquête attribue le départ du sinistre à un barbecue mal éteint. Un couple était attendu devant le tribunal correctionnel de Nice ce mardi. Des peines de prison avec sursis ont été requises.

Par Catherine Lioult

Le couple, locataire d'une maison à Castagniers en 2017, doit répondre devant le tribunal correctionnel de Nice de mise en danger d’autrui par violation d’une obligation réglementaire de sécurité ou de prudence et destruction involontaire du bien d’autrui par incendie. Après de longs mois d'investigations, la justice lui reproche d'être à l'origine du départ d'un feu qui, à partir du 17 juillet et pendant plusieurs jours, ravagera 120 hectares au total.

► Palais de Justice à Nice audience devant le tribunal correctionnel ce mardi 25 septembre :


Plusieurs maisons seront menacées, un garage sera entièrement détruit.  Plusieurs centaines de sapeurs-pompiers et des moyens aériens seront mobilisés.
 
► Retour sur les faits :
Incendie de Castagniers : les pompiers au coeur du feu

De la prison requise 


Des peines de 8 et 4 mois d'emprisonnement avec sursis et mise à l'épreuve ont été requises ce mardi devant le tribunal correctionnel de Nice à l'encontre d'un jeune couple.

Les avocats des parties civiles, au nombre d'une cinquantaine, ont mis en lumière le non-respect de l'arrêté préfectoral local qui impose, pour un "feu de cuisson" en période rouge (estivale) des règles de sécurité draconiennes, et notamment de noyer totalement le foyer après utilisation du barbecue

Le défense a jugé les réquisitions du parquet "extravagantes" pour des primo-délinquants, faisant part des doutes qu'il existait sur l'origine de l'incendie, et dénonçant une possible "mort sociale" pour ses clients, aujourd'hui installés dans la région de Carcassonne, s'ils étaient condamnés à indemniser leurs victimes.

Le jugement a été mis en délibéré au 6 novembre à 13h30.



 

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