Avant un possible reconfinement, ruée dans les supermarchés des Alpes-Maritimes et en Italie pour les cigarettes

Face à une flambée de Covid-19, le président Emmanuel Macron prend la parole ce soir et devrait annoncer des restrictions drastiques pour tenter de contenir la deuxième vague du coronavirus.Sans attendre, les consommateurs font des provisions.

Plus de farine sauf celle de sarrasin dans le supermarché des Alpes-Maritimes.
Plus de farine sauf celle de sarrasin dans le supermarché des Alpes-Maritimes. © NATHALIE MORIN / FTV
Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Comme en mars dernier avant l'annonce d'un confinement, c'est la ruée dans les supermarchés. Papier-toilette, pâtes, riz, sauce tomate, pains de mie, aliments pour animaux,  les caddies se remplissent vite en même temps que les rayons se vident. Un maître-mot : faire des provisions !
 
Les rayons se vident, sont réapprovisionnés, car comme en mars dernier dans l'attente d'un confinement, les clients se précipitent pour faire les courses.
Les rayons se vident, sont réapprovisionnés, car comme en mars dernier dans l'attente d'un confinement, les clients se précipitent pour faire les courses. © STEPHANE ROY / FTV
 
Pour l'heure, le mot de "renconfinement" n'est pas prononcé, mais le président Macron parlerait de "mesures strictes, restrictives et contraignantes" face aux chiffres, sources d'inquiétude.
Michel-Edourd Leclerc confirme. Les achats se sont multipliés ces derniers jours dans ses hypermarchés pour les produits d'hygiène, et de première nécessité.
 
Face à la ruée dans les supermarchés, les autorités rappellent qu'il est inutile de paniquer, puisqu'il n'est pas, pour l'heure, question de fermer les supermarchés qui distribuent des produits de première nécessité, ou de limiter les livraisons.

Les files de caddies sont réapparues comme en mars dernier.
 
La situation devrait empirer au fur et à mesure de la journée, comme dans cet hypermarché d'Antibes.
La situation devrait empirer au fur et à mesure de la journée, comme dans cet hypermarché d'Antibes. © STEPHANE ROY / FTV
Même situation à la frontière.
Les habitants des Alpes-Maritimes gros consommateurs de cigarettes, se sont précipités à Vintimille.
 
Ce matin, à Vintimille.
Ce matin, à Vintimille. © LOIC BLACHE / FTV

 Un habitué, qui habite Menton, et qui vient chaque semaine depuis des années, n'en revient pas. D'habitude, le tabac situé sur le bord de mer est très fréquenté, pas celui qui est sur la corniche. Ce matin, il y a avait du monde partout, et la situation a empiré au fur et à mesure de la journée. Il a fait demi-tour face au nombre de personnes en attente.

Les coiffeurs aussi

Ils affichent complets ! les coiffeurs ont du faire face à une clientèle désireuse de se faire coiffer au plus vite.
Cette cliente a pris rendez-vous ce matin, de peur de ne pas pouvoir se faire coiffer pendant un mois.
Cette cliente a pris rendez-vous ce matin, de peur de ne pas pouvoir se faire coiffer pendant un mois. © Maxime Meneveaux / FTV

Ici, une petite coupe, là, une couleur, certains ont avancé un rendez-vous bloqué la semaine prochaine. 

Je me suis dit si c'est reparti encore pour un mois... J'ai appelé à la première heure.

Une cliente.

Une maman arrive avec ses deux enfants. Objectif : une coupe pour les petits, faute d'anticipation, ils avaient fini avec les cheveux longs à la fin du premier confinement.
"On va essayer de contenter tout le monde", explique cette coiffeuse surbookée. "C'est une mauvaise nouvelle. Economiquement, ça va être compliqué. On espère que non, ça ne sera pas ce qui est prévu, j'espère que ce sera juste un confinement le week-end... A voir" !

Le suspense est désormais de courte durée. On en saura plus en début de soirée avec l'allocution du président de la République.

 
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