• L'actu en vidéos
  • SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS

En appel, le parquet requiert 1000 euros d'amende contre des insultes envers le préfet des Alpes-Maritimes

En première instance, 5.000 euros d'amende avaient été requis, mais l'agriculteur militant installé près de la frontière italienne avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Nice. Le parquet avait fait appel. / © Valéry Hache - AFP
En première instance, 5.000 euros d'amende avaient été requis, mais l'agriculteur militant installé près de la frontière italienne avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Nice. Le parquet avait fait appel. / © Valéry Hache - AFP

Une amende de 1.000 euros pour injure publique a été requise en appel à l'encontre de Cédric Herrou. Militant de l'aide aux migrants, il est accusé d'avoir dressé un parallèle entre l'action du préfet des Alpes-Maritimes et le traitement des Juifs sous l'Occupation. 

Par AM, avec AFP.

Pour Cédric Herrou, le feuilleton judiciaire se poursuit. Mardi 10 septembre, le parquet a requis 1000 euros contre ce militant de l'aide aux migrants pour injure publique envers un préfet. Il est accusé d'avoir dressé un parallèle entre l'action du préfet des Alpes-Maritimes et le traitement des Juifs sous l'Occupation.

Frontière italienne


En première instance, 5.000 euros d'amende avaient été requis, mais l'agriculteur militant installé près de la frontière italienne, qui a eu plusieurs fois maille à partir avec l'administration, avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Nice. Le parquet avait fait appel.
 

Aider 90 migrants


En 2017, il cherchait à aider plus de 90 migrants arrivés à Breil-sur-Roya, où il demeure, à rejoindre Nice en train pour y déposer une demande d'asile. Cédric Herrou avait alors écrit sur Facebook :

"Peut-être le préfet des Alpes-Maritimes pourrait-il s'inspirer des accords avec la SNCF pendant la 2e guerre pour le transport des juifs pour gérer le transport des demandes d'asile ?"

Préfet pas présent

           
"S'il a dit les choses comme ça, c'était pour blesser" le préfet Georges-François Leclerc, aujourd'hui en poste en Seine-Saint-Denis et qui n'était pas présent à l'audience, a souligné l'avocat général devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence, ajoutant qu'il avait voulu "assimiler le préfet aux Nazis ou au gouvernement de Vichy".
 

"Pas très bien formulé"


Ces propos devaient être compris comme une incitation "à s'inspirer du pire pour faire le meilleur", même si "ce n'était pas très bien formulé", s'est justifié de son côté M. Herrou. Dans ce post Facebook, "il n'y a aucun terme de mépris, d'invective ou de propos outrageants" a plaidé son avocate Me Sabrina Goldman, vice-présidente de la LICRA. 

Engagement d'individus


Dans une vidéo, l'association avait décidé de mettre en valeur l’action et l’engagement d’individus qui, chacun à leur niveau, ont permis l’accueil de réfugiés en Europe : Philippe Martinez, capitaine du « Léonard Tide », Giusi Nicolini, maire de Lampedusa en Italie, Zoltan Nemeth, prêtre de Kormend en Hongrie. Et Cédric Herrou : 

 

"Seconde guerre mondiale"



"S'il fait cette référence à la Seconde guerre mondiale, c'est pour alerter, pour éveiller les consciences", a-t-elle ajouté, en référence au devoir de l'Etat d'assurer le transport des demandeurs d'asile. La cour d'appel doit rendre sa décision le 15 octobre.
 

A lire aussi

Sur le même sujet

Franck Roturier (06)

Les + Lus