Cabriès : "Un toit pour Erros", la maison de retraite pour chiens policiers

Les chiens policiers sont à la retraite à seulement huit ans. Avec leur formation spécifique, il est difficile de les mettre à l'adoption. Deux dresseurs de Marseille ont lancé un cagnotte pour récolter des fonds. Cet argent a servi à la construction d'un chenil. Le premier en France.

 "Erros, c'est un chien qui a été reformé à l'âge de 6 ans, il est schyzophrène, épileptique et bi-polaire. Quand il monte en hyper activité, il est incontrôlable", regrette Stéphane De Mendonsa son maître.

C'est un chien qui ne peut pas vivre en famille d'accueil. "Et pourtant, il mérite qu'on s'occupe de lui".

"Il est dangereux pour autrui et lui-même".

Formaté par des années de service actif, le chien a un "sale caractère" et n’obéit qu’à son maître. Ce dernier ne peut pas le ramener chez lui.  Avec des enfants et deux autres chiens à la maison, la présence d'Erros n’est pas envisageable.

Elan de générosité

Une retraite compliquée à prendre pour cet animal, qui n'est pas un animal de compagnie.

A Cabriès, dans les Bouches-du-Rhône près du terrain d'entraînement des chiens policiers, il y a de la place. Et c'est précisément à cet endroit que deux fonctionnaires des forces de l'ordre, Stéphane De Mendonsa et Cédric Goulard ont eu l'idée de créer la maison de retraite des chiens avec lesquels ils travaillent. Une première en France.

Pour cela, ils ont lancé une cagnotte en ligne, l'an dernier, pour financer la construction de la structure. Grâce à la générosité de centaines de donateurs à travers toute la France, ce sont 40 000 euros qui ont été récoltés.

Ce refuge réservé aux chiens des policiers de Marseille propose cinq box dont un spécifique pour les soins.

D'ailleurs les frais de vétérinaire et l'alimentation des chiens, jusqu'à la fin de leur vie est à la charge de leur maître.

Le projet "Un toit pour Erros" qui est devenu le nom du lieu,  est évidemment fortement soutenu par la Police Nationale qui emploie 650 chiens en France.

Et pour ces deux policiers marseillais à l'origine de cette initiative, "le but final c'est de donner l'envie et que cela se fasse partout en France".

 

 

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