"Quelle horreur", "cringe", "honteux", une œuvre d'art installée dans le centre-ville d'Aix-en-Provence choque les habitants

Une des œuvres monumentales de Damien Hirst installée dans le centre aixois à l'occasion de la Biennale suscite de vives critiques de la part des internautes.

L'enfant terrible de l'art contemporain britannique aime surprendre et choquer. "Hymn", inspirée d'un mannequin d'anatomie, ne fait pas exception. Dans le cadre de la Biennale d'Aix, la sculpture de bronze peinte à l'aspect de plastique, réalisée par Damien Hirst en 2001, vient d'être installée sur l'avenue Mozart, dans le centre-ville. Cette œuvre monumentale de six tonnes et sept mètres de haut est mise à disposition gratuitement par Le Château La Coste qui accueille jusqu'au 23 juin une exposition de l'artiste sur l'intégralité de son domaine de 200 hectares, au Puy-Sainte-Réparade.

Pas du goût de tous

"Une horreur". "Que c'est moche". "Horrible et sans intérêt". "Tu passes par là avec tes gosses, whaou!!! ils vont faire des cauchemars". "De l'argent foutu par la fenêtre". "Aussi cringe que le char du carnaval de Nice". "Rassurez-moi c'est temporaire ?". Sous le post de la page Facebook de la Ville d'Aix, présentant l'installation de la sculpture, les internautes livrent leur ressenti, quasi unanime.

"La sculpture Hymn suggère une célébration du corps humain et de la vie. En revanche, à cette échelle, les couleurs vives et la représentation rigide et sans vie de la forme deviennent choquantes et inquiétantes", justifie pour sa part la Ville d'Aix. 

"La sculpture doit se retrouver comme un homme de bronze perdant des lambeaux de peinture comme des lambeaux de peau. D'une certaine façon, c'est ce qui se passera avec votre corps. Je l'aime pour cette raison", a expliqué Damien Hirst.

La sculpture a été présentée à l'exposition testimoniale de la Tate Modern en 2012, ainsi que dans plusieurs villes à travers le monde.

Plus de 90 œuvres exposées au Château La Coste

Obsédé par l'obscénité de la mort, Damien Hirst découpe des animaux qu'il plonge dans le formol. Sa renommée s'est faite sur le scandale entourant ses expositions. Autant adulé que décrié, il fait partie du petit cercle des artistes vivants les plus chers de la planète.

Ses fans peuvent retrouver plus de 90 œuvres jusqu'au 23 juin, des œuvres de la série "Natural History", des sculptures, en verre ou en bronze des séries "Satellites" et "Meteorites", des peintures inédites, ainsi que le travail le plus récent de l'artiste.