Aix-en-Provence : figure du grand banditisme, Gérald Campanella voit sa peine réduite de moitié

Gérald Campanella, considéré comme l’un « des derniers parrains marseillais », vient de voir sa peine réduite de moitié, dans l’affaire du box de la Capelette.
 

Au tribunal correctionnel, lors du procès en première instance
Au tribunal correctionnel, lors du procès en première instance © Nicolas Vallauri/MaxPPP
La cour d’appel le condamne à 5 ans de prison pour détention d’armes. Une peine largement inférieure aux 10 ans obtenus par le tribunal correctionnel de Marseille en 2016.

Les faits

En 2013, une cache d’armes avait été découverte dans un box situé dans le quartier de la Capelette (10e arrdt).
Kalachnikov et pistolets-mitrailleurs Uzi entre autres, constituaient ce véritable arsenal de guerre.
L’ADN de Gérald Campanella était alors retrouvé sur les lieux.

En cavale depuis plusieurs années, il échappait à son procès en 2016. Rattrapé par la police en 2017 dans les Alpes de Haute-Provence, il avait été rejugé.
Le tribunal correctionnel de Marseille l’avait condamné par défaut à 10 ans de prison pour détention en bande organisée de dépôt d’armes.

Une décision confirmée par la cour d’appel, puis cassée par la cour de cassation.

La semaine dernière, l’affaire est revenue auprès de la cour d’appel qui, cette fois-ci, n’a pas retenu le délit d’association de malfaiteurs et la notion de récidive.
Gérald Campanella a donc vu sa peine réduite de moitié. Il a déjà passé trois ans sous les verrous. Il ne devrait lui rester plus que quelques mois avant de recouvrer la liberté.

Autre affaire de justice

Mais la figure du banditisme marseillais n’en aura pas fini pour autant avec la justice.

Il est mêlé à une affaire d'assassinat. Son empreinte avait été retrouvée sur le culot d’une douille découverte sur une scène de crime, commis en 2016 à Aix-en-Provence.
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