Nîmes : pour avoir envoyé des lettres piégées, prison avec sursis pour 2 militants anti-corrida

Les anti corridas lors d'une manifestation à Istres dans les Bouches-du-Rhône / © Matthias Julliand
Les anti corridas lors d'une manifestation à Istres dans les Bouches-du-Rhône / © Matthias Julliand

Deux quadragénaires ont été condamnés hier soir, mardi 26 juin, à des peines de dix et trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nîmes pour avoir envoyé dix lettres piégées à des personnes appartenant au milieu de la tauromachie.
 

Par Marc Civallero avec AFP

Deux militants anti-corrida viennent d'être condamnés à des peines de dix et trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nîmes pour avoir envoyé des lettres piégées à des personnes appartenant au milieu de la tauromachie. Parmi elles, Simon Casas, directeur des arènes de Nîmes et Madrid et Jean-Baptiste Jalabert, qui gère les arènes d'Arles dans les Bouches-du-Rhône, plus connu sous son nom de torero, Juan Bautista.

Grégory B, originaire de Montpellier a été condamné à 10 mois de prison avec sursis assortis de trois ans de mise à l'épreuve, obligation d'indemniser les victimes et interdiction de paraître dans des lieux de manifestations taurine. Cet assistant de vie âgé de 44 ans avait reconnu neuf envois contenant des lames de rasoirs ou de cutters à Arles, Nîmes, Alès, Rodilhan, Béziers et Bordeaux. Un membre d'une association destinataire avait été blessé au pouce, recevant une ITT de 7 jours.

Le quadragénaire, a expliqué son geste par un "ras-le-bol, il a déclaré :

"depuis des années, nous faisons des actions pacifistes contre la corrida et rien ne bouge".

Christine M., aide à domicile de 47 ans résidant dans le Tarn-et-Garonne, a de son côté été condamnée à trois mois de prison avec sursis et 300 euros d'amende pour un envoi piégé à Alès, qu'elle a reconnu. Elle a assuré à la barre avoir agi :

"par dépit, tristesse et colère à cause de ce qu'on fait aux taureaux et que je ne supporte plus". 

 Les deux prévenus, confondus par leur ADN et n'appartenant à aucune organisation anti-corrida, n'ont pas reconnu de concertation plus large. Et ce même si des contacts
téléphoniques intenses ont été enregistrés au moment des envois avec six autres personnes et qu'un total de 35 envois piégés ont été adressés début 2017 à des personnes liées au monde de la tauromachie. 
 

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