Covid : le masque redevient obligatoire dans les rues des Bouches-du-Rhône

Nous l'avions baissé le 16 juin, le masque revient à l'extérieur dans les Bouches-du-Rhône. Etroitement lié à l'augmentation du nombre malades du Covid, cette mesure de protection est déjà redevenue obligatoire dans de nombreux départements français.
"J'ai oublié mon masque ! ", élue phrase de l'année 2020
"J'ai oublié mon masque ! ", élue phrase de l'année 2020 © PHILIPPE DESMAZES / AFP

Le masque fait son retour dans la rue après une trève d'un mois et demi. Une décision motivée par le taux d'incidence en augmentation cette semaine avec 404 cas positifs pour 100.000 habitants dans les Bouches-du-Rhône pour 146 la semaine précédente. 

Le port du masque est obligatoire dans les lieux à forte concentration de population (les marchés, les files d'attente, par exemple.) Les plages, espaces naturels, parcs et jardins ne sont pas concernés par cette mesure.

La préfecture interdit également la consommation d'alcool sur la voie publique.

Selon les chiffres révélés mardi par l'ARS Paca, les Alpes-Maritimes dépassent la barre des 550 (+166,8%). Dans ce département, le port du masque est redevenu obligatoire à l'extérieur le 19 juillet.

Le préfet des Bouches-du-Rhône précise les mesures

Christophe Mirmand, préfet des Bouches-du-Rhône, nous explique que le masque n'est pas obligatoire sur la totalité du territoire. "Il doit être porté là où les gens s'amassent et se regroupent", explique le préfet, "sur les marchés, dans les files d'attente devant les salles de spectacles ou les transports en commun, les rues commerçantes..."

Les plages ne sont pas concernées, pas plus que les coins de nature. Christophe Mirmand fait appel au bon sens pour se protéger du variant Delta, plus contagieux que les autres.

Une augmentation du nombre de malades causée par l'afflux de touristes ?

Pas du tout. L'ARS nous explique que le taux d'incidence est calculé sur la base des adresses de résidence. Seuls les habitants des Bouches-du-Rhône sont pris en compte pour le taux d'incidence de leur département.

Les touristes dépistés ici sont enregistrés dans leur département d’origine. Les taux d’incidence produits sont donc bien ceux des résidents.

La situation dans certains autres départements


Le taux d'incidence est très élevé en Haute-Corse (699 pour 100.000 habitants). La préfecture a pris de nouvelles mesures : le port du masque est obligatoire depuis mardi dans "les espaces denses", c'est-à-dire les rues les plus passantes des principales villes du département, dont Bastia.

Le département des Pyrénées-Orientales est frontalier de l'Espagne et très touristique. Il a été le premier à réinstaurer le port du masque en extérieur mi-juillet, sauf sur la plage et les grands espaces naturels. Dans ce département qui affichait la semaine dernière le taux d'incidence le plus élevé de métropole, le masque est devenu obligatoire samedi dans les lieux soumis au pass sanitaire. Les bars et restaurants ferment à 23 heures.


Le port du masque en extérieur a aussi été étendu dans le département limitrophe de l'Aude, notamment dans des lieux de forte affluence, comme la cité de Carcassonne.

Ce lundi, c'est la préfecture de l'Hérault, où le taux d'incidence a plus que doublé en quelques jours pour atteindre 470 cas sur 100.000 habitants, qui annonçait le retour du masque à l'extérieur, jusqu'au 15 août et à l'exception de six communes peu densément peuplées et des plages.
    

La préfecture de la Gironde a rendu mardi le port du masque obligatoire à Bordeaux et dans les zones touristiques, mesure qui touche désormais l'essentiel des stations balnéaires atlantiques des Sables-d'Olonne (Vendée) à la frontière espagnole.


Les autorités préfectorales de Vendée, Charente-Maritime, des Landes et des Pyrénées-Atlantiques ont en effet récemment pris des arrêtés similaires, qui concernent notamment les secteurs très fréquentés en été que sont les îles de Ré et d'Oléron, Hossegor ou encore Biarritz.   


Dans l'est, le masque est désormais obligatoire en Meurthe-et-Moselle dans les communes de plus de 5.000 habitants, ainsi qu'à Belfort. Et dans le Bas-Rhin, il est obligatoire dans les lieux soumis à pass sanitaire.

 

Si vous rêvez de vacances en plein air et démasquées, c'est encore possible, à condition peut-être d'éviter vos congénères...  

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