"C'était une surprise" : le père Noël qui a sauté en parachute d'un immeuble raconte les coulisses de son exploit

Dimanche 17 décembre, deux pères noël ont volé au-dessus du rond-point du Prado, à Marseille. Nous avons retrouvé l'un d'eux. Rencontre avec ce passionné de "Base Jump" connu sous le nom de Paskal Rider.

"C'est des fous". Les nombreux internautes qui ont filmé, dimanche 17 décembre, son exploit, n'en revenaient pas. À l’occasion du défilé de pères Noël organisé par les motards du Slider’s Massilia Motor Club, deux hommes équipés d'un parachute et d'un costume rouge et blanc, ont sauté de l'immeuble du Grand Pavois, à quelques mètres du stade Vélodrome à Marseille. Une chute de 115 mètres de hauteur. France 3 Provence-Alpes a retrouvé l'un d'eux : le Marseillais Paskal Rider.

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Paskal Rider (@paskal.rider)

France 3 Provence-Alpes : Pour quelle raison avez-vous sauté du Grand Pavois ? 

Paskal Rider : Je suis membre des Slider’s Massilia Motor Club. Chaque année, on organise la ride des pères Noël pour soutenir l'association Soleil bleu d’azur qui accompagne les enfants malades. Tous les motards apportent un cadeau qui est remis à l'association. J'ai décidé de sauter pour marquer le coup : c'était une surprise.

J'avais déjà sauté le Grand Pavois il y a trois ans pour la même occasion. Cette année, l'OM jouait donc ça a doublement marqué le coup, mais ce n'était pas prévu.

Pouvez-vous nous en dire plus sur cette discipline qu'est le "Base Jump" ?

Voilà déjà 10 ans que je pratique le "Base jump", j'ai presque 1 000 sauts à mon actif. Cette discipline date des années 1990, elle consiste à sauter depuis un point fixe comparé au saut en parachute où le saut s'effectue depuis un aéronef.

Le mot "Base" est un acronyme anglais qui signifie : immeuble, antenne, pont et falaise.

Qu'avez-vous ressenti en vous élançant du Grand Pavois ? 

Souvent, quand mes proches me posent cette question, je leur réponds que je ressens une sensation de liberté à l’état pur. Ça va tellement vite : deux secondes de chute libre avant l'ouverture du parachute.

Sur ce type d’événement, on ressent aussi un peu de stress et beaucoup d'adrénaline car il y a de nombreuses personnes au sol qui vous regardent.

Quelles précautions prendre lorsque l'on fait du "Base Jump" ?

Quand on saute en milieu urbain, il faut faire attention au vent : 10km/h suffisent à rendre l'exercice dangereux. Lorsque je saute au cap Canaille s'il y a un peu de vent ce n'est pas grave, car il y plus d’espace. Au niveau du rond-point du Prado, la marge de manœuvre est très limitée.

Avant de faire du "Base Jump", je conseille de commencer par du parachutisme. Après une trentaine de sauts, on peut commencer à se rapprocher de personnes qui le pratiquent. La clef, c'est de prendre son temps et d'être prêt.