Ce que l’on sait sur le policier en repos qui a abattu un homme à Marseille

policier mis en examen pour homicide volontaire

Le policier en repos qui a abattu un homme devant une discothèque à Marseille samedi matin a été mis en examen pour "homicide volontaire" et placé sous contrôle judiciaire ce dimanche après-midi. Voilà ce que l’on sait sur ce policier qui a déjà fait parler de lui par le passé.

Par Annie Vergnenegre

Viré de la BAC Centre


Le policier en garde à vue pour avoir abattu samedi matin un homme de 27 ans devant une boîte de nuit est âgé de 50 ans. Brigadier chef, il a auparavant été chef de groupe de la BAC Centre à Marseille de 1998 à 2014.
Le directeur départemental de la sécurité publique Pierre-Marie Bourniquel avait retiré l'agent de la BAC parce q’il était "violent sur la voie publique", selon La Marseillaise. Le fonctionnaire aurait alors proféré des menaces de mort envers son supérieur, et aurait écopé d’un blâme.

Condamné pour diffamation


En conflit avec sa hiérarchie, le policier  a été condamné en novembre 2016 pour dénonciation calomnieuse par le tribunal correctionnel de Marseille à une amende de 3000 euros dont 2000 avec sursis pour avoir diffamé le directeur départemental de la sécurité publique Pierre-Marie Bourniquel. 

Une arme de tir sportif​


L’arme utilisée samedi par le policier n’est pas son arme de service. Il s’agit d’un Glock, une arme qu’il est autorisé à détenir comme membre d’un club de tir. Le policier n’était cependant pas autorisé à la porter dans cette boîte de nuit.

Quel lien avec Jacques Cassandri ?


Le policier appelé à l’aide par les vigiles de la boîte pour gérer un client récalcitrant, était-il dans la boîte de nuit à titre personnel pour se détendre ou épaulait-il l’équipe de sécurité de l’établissement ? La police des polices va examiner ces questions de près. Les enquêteurs s’intéressent aussi au patron de la discothèque en question, « Le son des Guitares ». Ce n’est autre que Jacques Cassandri, 74 ans, surnommé « le Tondu, considéré comme une figure historique du milieu. Son nom est lié au « casse du siècle » de 1976 à Nice.

Pensant qu’il y avait prescription, Jacques Cassandri s’était vanté en être le "cerveau" dans un livre. Mais il comparaîtra en février devant le tribunal correctionnel de Marseille, 41 ans après, pour "recel et blanchiment", des faits non prescrits.

A lire aussi

Sur le même sujet

Un nouveau lieu de culte musulman va être construit à Nice

Les + Lus