Confinement : 250 personnes de métiers considérés comme "non essentiels" se regroupent pour faire entendre leur voix

Le collectif Nous, essence de la société, qui a vu le jour à Marseille, regroupe des personnes venant d'horizons professionnels différents mais partageant des valeurs communes. Cette crise sanitaire et écologique touche les métiers mais aussi les être humains.
Confinement : 250 personnes de métiers considérés comme "non essentiels" se regroupent pour faire entendre leur voix
Confinement : 250 personnes de métiers considérés comme "non essentiels" se regroupent pour faire entendre leur voix © NOUS
Ils sont acteurs, musiciens, restaurateurs, fleuristes, créateurs, auteurs, graphistes, sous-traitants, prestataires, etc. En pleine épidémie de Covid-19, leurs métiers sont considérés comme "non-essentiels" par le gouvernement pour ce second confinement.

Ils ont donc dû stopper leur activité dès le 30 octobre et jusqu'au 1er décembre minimum. Sans activité et sans revenus pour certains, les temps s'annoncent durs comme en mars lors du premier confinement. Combien pourront se relever de cette nouvelle épreuve ?

Une "volonté commune de crier notre ras-le-bol"

Des professions qui ne sont pas forcément fédérées en syndicat pour se défendre, ou qui n'avaient jamais eu besoin de revendiquer ou manifester jusque-là. D'où l'idée de s'unir au sein de ce collectif nommé Nous, essence de la société.
 

"Ce collectif vient de notre volonté commune de crier notre ras-le-bol, et nous avons été rejoints par d'autres personnes qui eux continuent de travailler dans des secteurs considérés essentiels comme des personnes du monde hospitalier, des travailleurs sociaux, des chauffeurs routiers, des membres d'ONG...", précise Barbara, employeur du spectacle et membre du collectif. Ce dernier regroupe à présent 250 personnes et se veut participatif et fédérateur.

Pour une justice social et solidaire

Tout a commencé quand Sébastien a lancé son appel aux professionnels de la culture marseillais à se mobiliser le vendredi 23 octobre devant la mairie de Marseille. Après ce rassemblement, le collectif a commencé à prendre forme. "Une assemblée pluridisciplinaire partageant des valeurs communes allant au-delà des problématiques liées au travail de chacun", détaille Barbara.

"On ne veut pas que cette crise sanitaire serve à nous baillonner", explique-t-elle. "Nous voulons aussi défendre les droits fondamentaux, liberté, égalité, fraternité, ainsi que l'accès aux soins, à l'éducation, à la culture, et le retour des moyens pour le service public", précise le collectif .

Etre dans le concret

Le collectif a pris de l'ampleur et ses membres réfléchissent à monter des actions pour se faire entendre. En temps d'épidémie de coronavirus et de confinement, compliqué de manifester d'où l'idée de faire appel aux différents talents et métiers que constituent ce collectif pour monter un projet respectant les interdictions, tout en les dénonçant aussi.

Les objectifs et volontés de ce collectif ont été exposés dans un communiqué de presse. Et prochainement, une action significative baptisée " les obsèques des métiers non essentiels, répétition générale" va être diffusée.
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