"Drogue du violeur" : deux Marseillais mis en examen pour trafic international de GHB

Deux Marseillais de 20 et 22 ans ont été mis en examen dans une affaire de trafic international de GHB, de GBL et de Tramadol, annonce le parquet de Marseille ce vendredi 14 avril.

Deux Marseillais âgés de 20 et 22 ans ont été mis en examen dans une affaire de trafic international de GHB, de GBL et de Tramadol, annonce le parquet de Marseille ce vendredi 14 avril. Une semaine plus tôt, vendredi 7 avril, les deux hommes ont été déférés par le parquet du Pôle Santé Public Environnement (PSPE) de Marseille et présentés devant un juge d’instruction.

Ils sont mis en examen pour "provocation à l’usage de substances présentées comme douées d’effets stupéfiants, détention, offre ou cession de stupéfiants, acquisition et détention de substances vénéneuses, importation en contrebande de marchandises dangereuses pour la santé publique, faux et usage de faux, travail dissimulé". Un des hommes mis en examen a été placé en détention provisoire et l’autre sous contrôle judiciaire.

La drogue dissimulée dans des bouteilles de vin

Les faits se sont déroulés courant 2022 et 2023. Il concerne un trafic international d’acide gamma-hydroxybutyrique ou GHB et de gamma-butyrolactone ou GBL, "un solvant industriel et produit précurseur du GHB", ainsi que de Tramadol, une substance "vénéneuse, antalgique de la famille des opiacés".

Début 2023, les gendarmes de la section de recherches des transports aériens (SRTA) de Roissy avaient été informés par les autorités américaines de la saisie à l’aéroport JFK de New-York de "plusieurs colis en provenance de la France contenant du GBL, dissimulé dans des bouteilles de vin". "Le volume total des expéditions à destination des Etats-Unis était évalué à 200 litres", précise le parquet.

Les investigations menées en coopération étroite avec les autorités américaines ont permis d’identifier les deux mis en examen comme étant à l’origine des expéditions de GBL proposé à la vente, ainsi que plusieurs autres substances stupéfiants ou vénéneuses, "via un site hébergé sur le Darkweb".

"Il est reproché aux mis en examen d’avoir, depuis début 2022, acheté en ligne du GBL, à l’étranger, produit qu’ils avaient ensuite destiné à l’exportation pour un usage détourné pour ses effets stupéfiants, après l’avoir reconditionné notamment dans des bouteilles de vins ou d’huile, et qu’ils avaient utilisé pour fabriquer du GHB".

300 litres de GBL livrés en Europe et aux Etats-Unis

Selon l'enquête, en quelques mois, plusieurs clients demeurant aux Etats-Unis ainsi que dans plusieurs pays européens ont ainsi été livrés pour une quantité totale de GBL évaluée à 300 litres. "Les paiements ont été réalisés via différentes comptes bancaires situés à l’étranger et à l’aide de crypto-monnaies".

Les deux hommes ont été interpellés le 3 avril 2023, lors d’une opération judiciaire menée dans la région marseillaise. Les perquisitions, réalisées ce même jour, ont alors permis de découvrir de nombreux éléments matériels : 16 bouteilles de vin contenant du GBL, 70 bouteilles en cours de conditionnement, ainsi que 105 grammes de GHB fabriqué à partir du GBL importé.

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