Grève des éboueurs à Marseille: Jean-Claude Gaudin demande au préfet d'intervenir

Les poubelles débordent dans le 2e arrondissement de Marseille, à l'angle de la rue de l'Evêché et de la rue Four du chapitre. / © Sylvie Depierre
Les poubelles débordent dans le 2e arrondissement de Marseille, à l'angle de la rue de l'Evêché et de la rue Four du chapitre. / © Sylvie Depierre

Le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin demande l'intervention du préfet pour libérer les centres de transfert d'ordures bloqués par les grèvistes en arrêt depuis mercredi pour demander le maintien d'une prime.

Par avec AFP

Alors que le mouvement de grève des éboueurs à Marseille s'est encore durci dimanche, le maire de Marseille et président de la métropole LR en appelle au préfet pour libérer les centres de transfert d'ordures bloqués.

Dans son communiqué, Jean-Claude Gaudin déplore:

A cause de ce blocage, aucune poubelle n'a pu être ramassée au cours de la nuit dernière. C'est inadmissible!.
 

Tous les centres bloqués


Le ramassage des ordures n'est plus fait dans 3 arrondissements de la ville, le blocage des centres de transfert de déchets entraîne ai dans d'autres quartiers de la ville l'amoncellement d'ordures.

Grève des éboueurs à Marseille

"Le Préfet doit intervenir : il en va de la salubrité de nos rues et de la santé publique de nos concitoyens", a insisté Jean-Claude Gaudin. D'après un représentant du personnel joint, depuis samedi tous les centres de transfert de déchets de la cité phocéenne étaient bloqués.

"Du coup toute la ville va être touchée car même les camions qui ramassaient encore sont pleins. Nous ne sommes pas une minorité, nous sommes 100% de grévistes, donc plus de 200 personnes", a assuré Tahar Ghali du syndicat FO. 

La direction de Derichebourg assure quant à elle que de nombreux salariés "ont vu le mouvement totalement leur échapper". "Les choses se sont figées alors que nous tentons d'organiser ce que les salariés voulaient, un vote à bulletin secret sur la reprise du travail", a déploré Emmanuel Brun, directeur général de la filiale concernée chez Derichebourg. Le scrutin a été empêché par les grévistes samedi et dimanche, a-t-il ajouté.

Un référé examiné ce lundi ou mardi


Samedi, la métropole a fait procéder au relevé d'identité des grévistes. Un référé doit être examiné lundi ou mardi par le tribunal administratif, par lequel la métropole espère obtenir l'intervention des forces de l'ordre, "mais les procédures sont bien trop lentes pour prendre en compte l'urgence de la situation", a estimé Jean-Claude
Gaudin.

Les 250 salariés de la société Derichebourg chargés du nettoiement des 2e, 15e et 16e arrondissements avaient cessé le travail mercredi pour demander le maintien d'une prime qui, selon eux, a été diminuée par Derichebourg quand elle est devenue le nouveau prestataire du ramassage d'ordures dans ces arrondissements. La direction de Derichebourg a assuré que les conditions de travail qu'elle proposait aux salariés marseillais leur offrait une augmentation de pouvoir d'achat.

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