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Karaté : les championnats de France seniors pour la première fois à Marseille

Le karatéka marseillais Mehdi Filali espère briller devant son public. / © Denis Boulanger - FFK
Le karatéka marseillais Mehdi Filali espère briller devant son public. / © Denis Boulanger - FFK

Un peu plus d’un an avant les Jeux olympiques de Tokyo en 2020, les meilleurs karatékas français vont participer samedi 13 et dimanche 14 avril aux championnats de France seniors à Marseille. C’est une première pour la compétition nationale dans la cité phocéenne.
 

Par Jean Poustis / France 3 Provence-Alpes

Un peu plus d’un an avant les Jeux olympiques de Tokyo en 2020, les meilleurs karatékas français vont participer samedi 13 et dimanche 14 avril aux championnats de France seniors individuels et par équipe au Palais des Sports de Marseille.
 

Cette compétition aura lieu pour la première fois dans la cité phocéenne.

"C’est un honneur, nous sommes très heureux d’accueillir cette compétition. Nous avions déjà organisé en 2003 les championnats du monde cadets et juniors, cela avait été une grande réussite avec une salle pleine", indique Abel Bensalah, président de la ligue de Provence de karaté.

800 combattants à Marseille

Durant deux jours, 800 combattants vont fouler les 800 m² de tapis installés pour l’occasion.

Avec quatre zones de combats, quatre tatamis, mais aussi différentes catégories de poids - cinq chez les femmes de -50 kg à + 68 kg et cinq chez les hommes de -60 kg à + 84 kg - les spectateurs auront le choix.

"Les combats sont spectaculaires. Les karatékas mettent énormément de vitesse dans leur coup de pied ou leur coup de poing. Il faut surprendre l’adversaire sans se faire contrer", explique Francis Didier, président de la fédération française de karaté.

Durant les compétitions, chacun des combattants disposera de trois minutes pour marquer un point de plus que son adversaire. Un coup de pied rouge dans le casque bleu puis un coup de poing bleu dans le casque rouge, les attaques vont s’enchaîner sur les tatamis marseillais.  

"C’est trois minutes de temps plein. Avec les arrêts, chaque combat dure entre cinq et six minutes. C’est très intense et spectaculaire", indique Francis Didier.

Le karaté aux JO 2020 de Tokyo...

Forte de 255 000 licenciés et 5 000 clubs, dont 11 000 licenciés et 250 clubs en Provence, la fédération française de karaté possède de nombreux médaillés européens et mondiaux. Les karatékas français ont tous en tête aujourd’hui les Jeux olympiques de Tokyo en 2020.

Malgré l’absence du champion du monde en - 67 kg Steven Da Costa ou encore de la marseillaise Léa Avazeri, le niveau des compétitions individuelles et par équipe sera très élevé avec les meilleurs karatékas de l’hexagone.

"Nos karatékas provençaux ont de grandes chances de médailles. Nous sommes une terre de karaté avec de nombreux régionaux en équipe de France comme les arlésiens Nancy Garcia, Farouk Abdesselem, ou encore Raybak Abdesselem", affirme Abel Bensalah.
 
Le marseillais Mehdi Filali est inscrit dans la catégorie des + de 84 kg. / © Denis Boulanger - FFK
Le marseillais Mehdi Filali est inscrit dans la catégorie des + de 84 kg. / © Denis Boulanger - FFK

En individuel, le marseillais Mehdi Filali, membre du pôle France - karaté 2020, médaille de bronze à l’Open de Paris en janvier et médaille d’argent à l’Open de Dubaï en février, devrait lui aussi briller devant son public.

Enfin par équipe, dimanche 14 avril, le club arlésien de karaté do avec Farouk et Raybak Abdesselem pourrait tirer son épingle du jeu. Les formations du Mans, de Sarcelles, d’Orléans ou encore d’Evry sont également bien armées pour glaner une médaille.

...mais non retenu aux JO de Paris 2024

Ce championnat de France est aussi l'occasion pour la fédération de rappeler son envie de voir le karaté aux Jeux olympiques 2024 à Paris.

"On sera au pays du karaté en 2020 à Tokyo mais nous ne sommes pas conviés à Paris 2024. Nul n'est prophète en son pays. Mais nous allons continuer à interpeller le COJO, le comité d’organisation des Jeux olympiques, pour être présents chez nous en France", selon Abel Bensalah.
 

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