Le bateau affrété par l'ONG SOS Méditerranée, va débarquer 422 survivants recueillis en mer au large de la Libye à cause de conditions météo qui se dégradent.

Assistance obligatoire

Luisa Albera, coordinatrice des opérations de recherche et de secours sur l'Ocean Viking, affirme que l'assistance et la coopération est obligatoire, pour les Etats qui le peuvent,  pour débarquer ces survivants sans délai :

Les 422 personnes à bord, dont des bébés, des enfants, des femmes enceintes et des mineurs isolés, ont les mêmes droits que toute personne secourue en mer. Ils doivent en toute urgence débarquer dans un port sûr"

Les conditions météos sont en train de se dégrader et l'arrivée possible de la pluie et de forts vents vont encore aggraver la situation craint Luisa Albera, en soulignant qu'il n'est pas possible de mettre toutes les personnes recueillies à l'abri des intempéries, certaines d'entre-elles étant contraintes de rester sur le pont arrière du navire... 
Quelques heures après son appel au secours, les autorités italiennes ont donné leur feu vert : l'Ocean Viking va pouvoir accoster dans le port sicilien d'Augusta ce dimanche soir.

424 rescapés

Depuis qu'il a repris la mer mi-janvier à Marseille, après plusieurs mois bloqué à quai en Italie, l'Ocean Viking a recueilli 424 personnes au total, mais deux d'entre elles, une femme enceinte et son compagnon, ont été évacuées par hélicoptère vers Malte vendredi.
Selon Luisa Albera, plusieurs des personnes à bord sont dans un état de santé précaire et sous observation permanente, huit passagers ont été testés positifs au Covid-19 et ont été isolés.


Les candidats à l'exil de l'Afrique partent pour l'essentiel de Tunisie et de Libye pour rejoindre l'Europe via l'Italie, dont les côtes sont les plus proches. Plus de 1 200 migrants ont péri en 2020 en Méditerranée, dont la grande majorité sur cette route centrale, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Les navires des ONG, tels que l'Ocean Viking, sauvent des vies mais sont aussi accusés depuis plusieurs années de faire le jeu des passeurs. L'Union européenne s'est divisée sur la manière de gérer le problème depuis que la crise des migrants clandestins a débuté en 2015, lorsque plus d'un million d'entre eux sont arrivés sur les côtes européennes.