Cet article date de plus de 3 ans

Marseille: un chantier exhume des trésors du passé

A la Joliette une équipe d’archéologues de l’Inrap a mis au jour des vestiges illustrant l’essor du commerce maritime entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle. Des embarcations ont ainsi été retrouvées lors de fouilles sur le chantier de l'ancien siège de la SNCM.
Des embarcations du 19ème siècle retrouvées lors de fouilles sur le chantier de l'ancien siège de la SNCM par des archéologues de l'Inrap.
Des embarcations du 19ème siècle retrouvées lors de fouilles sur le chantier de l'ancien siège de la SNCM par des archéologues de l'Inrap. © Inrap
Dans le quartier de la Joliette, où se prépare un projet d’aménagement sur ce qui était autrefois le siège de la SNCM, une équipe d’archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives  (INRAP) a mis au jour des vestiges illustrant l’essor du commerce maritime et la vie quotidienne de Marseille entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle.
Cette zone, située au 22 rue Jean-François Leca, se trouvait autrefois entre les anciennes anses de l’Ourse et de la Joliette, juste en face du cap Titol. 
D'importants comblements ont été réalisés au XIXe siècle pour aménager les nouveaux ports. Plusieurs grands paniers en fibres végétales utilisés pour ce travail témoignent d’un chantier pharaonique, effectué manuellement.


Des objets du quotidien

De nombreux objets ont également été rétrouvés correspondant à des déchets jetés en mer ou ramenés par les courants mais aussi à des biens perdus lors de naufrages ou d’activités maritimes : des objets en matière périssable, rares car habituellement disparus, de très nombreuses chaussures, de la vaisselle en bois, des nasses de pêche, des paniers, des cordages et toutes sortes de petits objets de la vie quotidienne. 
Un reportage de Valérie Chenine et Marie-Agnès Péleran.
durée de la vidéo: 00 min 01
Découvertes archéologiques de l'INRAP à Marseille.

Quelques trouvailles étonnantes ont aussi surpris les archéologues : un boulet de canon en pierre, des noix de coco, des carapaces de tortue, des coquillages exotiques…
L’ensemble de ce mobilier, qui a séjourné en eau salée, doit subir un traitement de conservation spécifique. Il offre un témoignage singulier de la vie quotidienne mais également de l’art populaire ou culinaire à Marseille entre la Révolution française et la Monarchie de Juillet.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
archéologie culture patrimoine