Marseille : la vaccination du public contre la variole du singe s'intensifie

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Écrit par Tifany Marrec

Le centre Belsunce à Marseille intensifie la vaccination du public contre la variole du singe. Normalement fermé pour 15 jours, il a rouvert mardi 2 août.

Cibler davantage la population "à risque" touchée par l’épidémie de variole du singe est devenu le cheval de bataille de la mairie de Marseille. De nouveaux créneaux de vaccination au centre Belsunce sont désormais accessibles pour lutter contre le nouveau virus.

Le centre pourra ainsi délivrer entre 80 et 100 doses à la semaine, et soulagera le poids de la prise en charge dans les autres centres.

François Braun, ministre des Solidarités et de la Santé, lors de sa prise de parole à l’Assemblée nationale, avait annoncé l'ouverture "très prochaine" d'un grand centre de vaccination à Marseille.

Il avait aussi confirmé que la France disposait de «suffisamment de vaccins pour vacciner l'ensemble de la population cible, estimée à 250 000 personnes» (selon les critères de la Haute Autorité de santé).

Le gouvernement et les autorités locales l’assurent, il n’y a pas à s’inquiéter quant aux doses disponibles, distribuées sur demande dans les différents centres de vaccination.

Au 27 juillet, l'ARS précisait avoir livré 32.486 doses de vaccins 3e génération sur le territoire. Le sujet sensible de la quantité de vaccins disponibles agite les internautes, qui réclament plus de transparence dans la communication de la part des autorités.

1.955 cas recensés au 28 juillet

La région PACA est en 4e position du nombre de cas recensés, après l'Île-de-France, l'Occitanie et l'Auvergne-Rhône-Alpes.

La première adjointe à la mairie de la cité phocéenne, Michèle Rubirola, précise que les autorités sont «en alerte» et souhaite anticiper une éventuelle aggravation de l’épidémie, car "la situation est inquiétante, puisque les cas augmentent".

Philippe Cano, médecin-conseil à la direction de la Santé sur Marseille, assure que, prise à temps «nous avons toutes les chances d’arrêter l’épidémie, ou du moins, d’en minimiser les cas au maximum.

"On est au tout début de l’épidémie, nous avons un vaccin qui fonctionne et la maladie n’est transmissible qu’une fois l’apparition des symptômes".

Pour lui, c'est le moment d’intensifier la campagne afin d’éviter que le virus ne s’étende à d’autres populations, qui ne sont pas encore considérées comme à risque.