Marseille : marche blanche pour Mehdi, tué par un policier après un braquage

Près de 300 personnes sont venus marcher en mémoire de Mehdi tué par un policier le 14 février dernier après un braquage à Marseille. / © Paul Géli/FTV
Près de 300 personnes sont venus marcher en mémoire de Mehdi tué par un policier le 14 février dernier après un braquage à Marseille. / © Paul Géli/FTV

Ce samedi en fin de matinée, près de 300 personnes ont participé à une marche blanche pour Medhi, tué il y a une semaine par un policier. Le jeune homme était abattu à la suite d'une course-poursuite après le braquage d'un magasin.

Par Sidonie Canetto

Amis, famille et anonymes, ils se sont rassemblés aux pieds de la cité de Maison-Blanche, d'où était originaire le jeune homme âgé de 19 ans.
Le cortège est parti de la cité Maison-Blanche et s'est rendu cité des Marronniers. / © Paul Géli / FTV
Le cortège est parti de la cité Maison-Blanche et s'est rendu cité des Marronniers. / © Paul Géli / FTV

Le cortège est passé devant le domicile du jeune homme où une minute de silence a été respectée.

La marche s'est conclue sur les lieux du drame dans la cité des Marronniers, où les marcheurs ont déposé des roses blanches à l'endroit même où est mort le jeune homme.
La marche s'est conclue sur les lieux du drame. / © Paul Géli / FTV
La marche s'est conclue sur les lieux du drame. / © Paul Géli / FTV
Une nouvelle minute de silence a été respectée.

"RIP Mehdi"

En tête de cortège, un banderole est déployée "RIP Medhi".
"RIP Mehdi" ou encore "Justice pour Mehdi" était inscrit sur les banderoles déployées en tête de cortège. / © Paul Géli / FTV
"RIP Mehdi" ou encore "Justice pour Mehdi" était inscrit sur les banderoles déployées en tête de cortège. / © Paul Géli / FTV


Cette marche a été organisée en mémoire du jeune homme par le collectif de Maison-Blanche, constitué d'habitants qui oeuvrent depuis des années pour maintenir le calme dans la cité et notamment depuis une semaine où cela devient tendu dans le contexte actuel.

Ce sollectif c'est aussi l'expression d'une partie de citoyens marseillais qui "ne se sentent pas entendus ni écoutés par les pouvoirs publics et qui doivent palier l'abandon total des politiques dans ces quartiers".

Le mot d'ordre est pas d'amalgame contre la police,  pas de haine, pas de débordement.

Cela fait une semaine que le collectif sert de médiateur auprès des jeunes de la cité qui sont assez remontés.
Amis, famille et anonymes, tous ont apporté une rose blanche en mémoire du jeune homme. / © Paul Géli / FTV
Amis, famille et anonymes, tous ont apporté une rose blanche en mémoire du jeune homme. / © Paul Géli / FTV

"Nous ce qu'on veut c'est que justice soit rendue et que les flics prennent leur responsabilité.
c'est pas normal que les jeunes, un jour partent sur des braquages, on doit mieux les accompagner", explique un jeune homme rose blanche à la main.

L'enquête se poursuit

Selon les premiers éléments communiqués par le parquet de Marseille, ce soir-là, après un braquage commis dans un magasin proche du centre-ville, trois malfaiteurs présumés avaient pris la fuite en voiture et avaient été poursuivis par des policiers.

Les fuyards avaient stoppé leur véhicule dans la cité des Marronniers. 

"Dans des conditions que les investigations préciseront, un fonctionnaire de police ouvrait le feu à plusieurs reprises après avoir été lui-même puis un de ses collègues mis en joue par un des malfaiteurs", avait indiqué le parquet samedi.

La procureure Dominique Laurens avait indiqué que le jeune homme blessé mortellement était celui qui aurait mis les policiers en joue.

Le collectif d'habitants de Maison-Blanche s'interroge sur le fait qu'il ait menacé les policiers, sur la foi de témoignages de gens présents sur les lieux des faits.

 Une enquête judiciaire a été confiée à l'inspection générale de la police nationale sur l'usage des armes des forces de l'ordre.

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