Marseille : Les petits frères des Pauvres luttent contre l'isolement des personnes

Ancien sans domicile fixe, Jean-Paul vit désormais dans un appartement à Marseille. A 74 ans, l'homme est sorti de la rue grâce à l'aide de l'association Les Petits frères des Pauvres (PFP). 
Jean-Paul est aidé par Marion, bénévole aux Petits Frères des Pauvres.
Jean-Paul est aidé par Marion, bénévole aux Petits Frères des Pauvres. © RP
Depuis juillet, Jean-Paul Maestrati, 74 ans, vit dans un petit appartement. Avant, il était dans la rue, seul, plus qu'un mauvais souvenir...

Grâce aux Petits frères des Pauvres, le septuagénaire a pu remonter la pente. "Sans eux, je commençais à couler. Ca faisait deux mois que j'étais dehors", indique Jean-Paul.

Mercredi, Jean-Paul a reçu Marion Dunyach chez lui. Photographe de métier, la jeune femme est bénévole aux Petits frères des Pauvres depuis deux ans. 

Elle rend régulièrement visite à Jean-Paul pour l'aider dans ses démarches. Et depuis, un lien très fort s'est tissé entre eux deux. "C'est vraiment un ami. Les personnes accompagnées ont tendance à se confier très rapidement à nous. Ca crée un lien très fort, très rapidement" explique Marion.

La principale mission des bénévoles des Petits frères des Pauvres est d'aider les personnes à sortir de leur isolement, et de sa conséquence, la dépression. 
 
Marseille : les Petits Frères des Pauvres luttent contre l'isolement des seniors
 

900 000 personnes âgées isolées

En France aujourd'hui, on estime que 900.000 personnes âgées souffrent d'isolement. Parmi elles, 300.000 sont en état de "mort sociale", "privées de liens et des plaisirs simples de la vie", selon une étude CSA pour les PFP. 

Début février, les Petits frères des Pauvres ont lancé une campagne pour lutter contre l'isolement de nos aînés.  En région PACA et Lanquedoc-Roussillon, une trentaine d'équipes de cette structure accompagne plus de 13.000 personnes âgées et isolées, comme Jean-Paul.

L'isolement a des conséquences sur la santé des seniors. Le meilleur remède, c'est le lien. Et grâce à Marion et aux bénévoles des Petits Frères des Pauvres, Jean-Paul a retrouvé, comme il le dit fièrement, "une famille".

 
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