Moustiques tigres : la dengue est de retour dans les Bouches-du-Rhône, un cas détecté à Marseille

Un cas de dengue a été identifié dans le 8e arrondissement de Marseille en ce début juin 2024. Une démoustication est prévue de nuit, les riverains ont été alertés. C'est le 26e cas dans les Bouches-du-Rhône depuis le 1er mai 2024 et le 64e en PACA.

L'ARS Paca confirme que le chikungunya, la dengue et le Zika, maladies transmises par le "moustique tigre", sont surveillés de près. Des cas de dengue notamment ont été signalés dans les Bouches-du-Rhône. Dès leur signalement, des campagnes "de démoustication sont réalisées autour des lieux fréquentés par les cas pour limiter le risque de transmission. Elles vont permettre de tuer les moustiques avant qu’ils ne se contaminent en piquant une personne infectée, ou qu’ils n’infectent d’autres personnes". C'est le cas, dans le 8ᵉ arrondissement de Marseille, où les habitants ont été prévenus d'une prochaine démoustication de nuit.

Une surveillance accrue de mai à novembre

La surveillance de la dengue est renforcée du 1ᵉʳ mai au 30 novembre de chaque année, pendant la période d’activité des moustiques tigres. Cette surveillance est renforcée avec des investigations de chaque cas et la mise en place d’action de prévention en lien avec les Agences régionales de santé (ARS) et les opérateurs de démoustication.

Santé Publique France indique que "du 1ᵉʳ janvier au 30 avril 2024, 2 166 cas importés de dengue ont été notifiés. Près de 82% ont été contractés en Martinique ou en Guadeloupe et 5% en Guyane".

Et plus précisément, du 1ᵉʳ mai 2024 au mardi 4 juin 2024, 417 cas importés de dengue ont été identifiés en France hexagonale, dont 64 en Paca et 26 dans les Bouches-du-Rhône.

Lors des 5 dernières années, le nombre moyen de cas importés de dengue signalés était de 128 entre le 1ᵉʳ janvier et le 30 avril.

Les symptômes de la dengue

Les symptômes les plus fréquents sont une fièvre et des douleurs articulaires. Ses complications peuvent être sévères.

La dengue est asymptomatique dans 50 à 90 % des cas (pourcentage variable selon les épidémies).
Pour les 50 à 10 % de personnes infectées qui présentent des symptômes, l’incubation dure en moyenne 4 à 7 jours (mais peut aller de 3 à 14 jours). La forme "classique" se manifeste par une forte fièvre de début brutal. "Elle est souvent accompagnée de frissons, de maux de tête, de nausées, de vomissements, de douleurs articulaires et musculaires et, de façon inconstante, d'une éruption cutanée vers le 5ᵉ jour des symptômes. L’évolution est le plus souvent favorable au bout de quelques jours", indique Santé Publique France. La forme sévère (ou dengue grave) peut survenir dans moins de 5% à 1 % des cas symptomatiques (OMS 2009). "Elle est caractérisée par une augmentation de la perméabilité vasculaire pouvant conduire à un choc et des hémorragies pouvant mettre en jeu le pronostic vital", précise Santé Publique France. 

Dès l'apparition des symptômes et surtout si l'on revient de voyage, il faut consulter au plus vite.

Limiter les risques 

En France, le moustique tigre a fait sa première apparition en 2004, dans les Alpes-Maritimes. Depuis, il a colonisé 67 départements métropolitains. Si le moustique tigre a étendu son territoire (signe du réchauffement climatique), la dengue est pour l'heure circonscrite aux régions méridionales. La maladie est notamment récurrente en Provence-Alpes-Côte-d'Azur. En 2024, c’est plus de 97 % de la population de Paca qui vit à son contact.

La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques : répulsifs en sprays ou crèmes, serpentins, diffuseurs électriques, vêtements longs, moustiquaires. Une protection particulièrement nécessaire la journée, les moustiques tigres piquant plutôt la journée, principalement à l’extérieur des maisons, avec une activité plus importante en début de matinée et en fin de journée.

Pour lutter contre la prolifération du moustique tigre, l'ARS Paca indique que des gestes simples peuvent limiter la prolifération, "en éliminant l’eau stagnante dans laquelle les larves se développent". 

Il faut veiller à "éliminer les petites réserves d'eau une fois par semaine, notamment les coupelles des plantes, bâcher hermétiquement ou recouvrir d’une moustiquaire les réserves d'eau (fût, bidon, etc.), ranger à l’abri de la pluie tout ce qui peut contenir de l’eau (seaux, arrosoirs, jouets des enfants), ramasser les déchets verts et nettoyer les gouttières".

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