Pneus, cuve d'huile, déchets : une pelleteuse pour nettoyer une décharge sauvage dans le Parc national des Calanques

En plein Parc national des Calanques, des tonnes de déchets ont été ramassées ce mardi matin. Cette fois-ci, les bonnes volontés bénévoles n'étaient pas suffisantes, la mairie est venue déblayer le terrain.  

Des tonnes de déchets devant une piscine abandonnée. Curieuse définition d'un parc national
Des tonnes de déchets devant une piscine abandonnée. Curieuse définition d'un parc national © Paul Geli / FTV

Une colline de pneus, une vieille cuve d'huile, divers déchets du bâtiment... le tout jeté en plein coeur du Parc national des Calanques, devant l'ancienne piscine de Luminy.

Avec son association Clean my Calanques, Eric Akopian organise des ramassages de déchets depuis 2017. Son association a permis de ramasser 29 tonnes de déchets. Cette fois, le chantier est trop important. Il lance l'alerte sur les réseaux sociaux.

La mairie de Marseille le contacte et déploie tracteurs et pelles. Les employés ne semblent pas surpris par la décharge, ils disent même en avoir l'habitude : "ça, c'est sale, mais il y en a qui sont pires", commente un employé de la ville. 

Ce cas n'est pas isolé à Marseille. Pour mesurer l'ampleur du problème, des collectifs ont voulu cartographier les dépôts sauvages. "Ce sont carrément des décharges professionnelles. Ce ne sont pas des décharges où le particulier va jeter son armoire. Grosso modo, il y en a entre 50 et 70 à Marseille", décrit Jeannot Felden, président de l'association Marseille ma ville. Ces professionnels sont très discrets, ils seraient rarement pris sur le fait.

Luminy : ses calanques, ses étudiants, sa piscine abandonnée et sa décharge
Luminy : ses calanques, ses étudiants, sa piscine abandonnée et sa décharge © Paul Geli / FTV

Organiser de telles opérations de ramassage de déchets n'est pas une solution durable. De gros rochers sont disposés pour éviter le passage des camions.

"Ce qui est horrible, c'est que si tout est ramassé, tout est balisé, les gens vont trouver un autre endroit", commente Eric Akopian, de l'association Clean my Calanque, "des endroits comme ça, il y en a des dizaines à Marseille, ça va juste se déplacer." 

Un ramassage comme celui-ci peut coûter jusqu'à 90.000 euros, de l'argent public évidemment. La ville dit mener une enquête afin de poursuivre les coupables.

Le maire des 11-12e porte plainte 

Sylvain Souvestre, maire LR de ce secteur, envoie un communiqué de presse ce mardi pour déclarer son agacement devant ces actes d'incivisme.

Le maire de secteur a porté plainte contre X pour "condamner et stopper ces actes scandaleux." Il envoie également au préfet sept demandes d'autorisation d'un système de vidéoprotection.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
déchets ménagers environnement nature