Le président de la CCI de Marseille épinglé pour la gestion de son syndic de stations de montagne

Jean-Luc Chauvin est à la tête de la CCI de Marseille depuis novemebre 2016. / © Vrel Valérie/PHOTOPQR/LA PROVENCE
Jean-Luc Chauvin est à la tête de la CCI de Marseille depuis novemebre 2016. / © Vrel Valérie/PHOTOPQR/LA PROVENCE

Pas de comptabilité, ni de compte séparé, Urssaf impayé, ce sont quelques uns des irrégularités relevées par Capital dans la gestion d'un syndic de stations de montagne dans les Alpes du sud. Le gestionnaire du syndic en question n'est autre que le président de la CCI de Marseille Jean-Luc Chauvin.

Par Annie Vergnenegre

Jean-Luc Chauvin s'est fait un nom à Marseille, d'abord comme dynamique président de la FNAIM des Bouches-du-Rhône (2003-2008), puis de l'UPE 13 (2010-2015). En novembre 2016, le spécialiste de l'immobilier est élu à la présidence de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Marseille. Mais ce qui vaut à  "ce notable exemplaire" de se faire épingler par Capital dans un article publié ce jeudi, c'est une autre facette de son activité. Celle de pdg d'un syndic de copropriété dans les Alpes du sud. En l'occurrence, Otim Immobilier, spécialisé dans les stations de montagne dans les Alpes du sud.

Témoignages accablants


Capital affirme avoir réuni de nombreuses pièces et des témoignages accablants sur la gestion de Jean-Luc Chauvin. Des présidents de résidence à Vars et Risoul pointent ainsi des irrégularités comme l'absence de comptabilité ou encore de compte séparé, des "fournisseurs ou Urssaf impayés"... 

Des pratiques troublantes


Les présidents de syndic interrogés par le magazine révèlent, parmi une accumulation d'"erreurs improbables", "une surfacturation de 10 000 euros". Ils s'interrogent sur des "mouvements de trésorerie entre les résidences". L'enquête de Capital trouve par ailleurs troublant que le président de la chambre de commerce de Marseille rémunère son épouse, Valérie Boissac, avocate de profession, pour faire les mises en demeure de propriétaires qui tardent à payer. "Une situation qui impose d'obtenir l'autorisation préalable de la copropriété - une formalité qu'il n'a jamais respectée", écrit le journaliste de Capital. Il juge "tout aussi troublant", l'absence de réaction de l'assureur des syndics, Galian Assurances, "censé être leur instance de contrôles" avant de préciser que Jean-Luc Chauvin est aussi le vice-président de cette instance. 

Plainte pour diffamation

Capital affirme que beaucoup de copropriétés ont déjà mis fin à leurs contrats avec Jean-Luc Chauvin et souligne que ce dernier a refusé de répondre "sur ses curieuses pratiques". Nous avons pu le joindre par téléphone, il ne souhaite pas s'exprimer mais annonce qu'il va porter plainte pour diffamation. 

Sur le même sujet

Expédition au large de l'Amazone

Les + Lus