Réforme du baccalauréat : un lycéen mis en examen pour “menaces“ et ”outrage à agent”

Rassemblement devant le commissariat Noailles, pour demander la libération d'un lycéen placé en garde à vue. / © Xavier Schuffenecker
Rassemblement devant le commissariat Noailles, pour demander la libération d'un lycéen placé en garde à vue. / © Xavier Schuffenecker

Lycéens, enseignants et parents d'élèves se sont rassemblés dmardi devant le commissariat Noailles, en soutien à un élève placé en garde à vue. L'adolescent a été mis en examen pour "menaces de mort" et "outrage à personne dépositaire de l'autorité publique". 

Par Ludovic Moreau

Près de deux cents personnes se sont rassemblées, ce matin, devant le commissariat Noailles, dans le 1er arrondissement de Marseille. Des lycéens, des parents d'élèves et des enseignants sont venus soutenir un lycéen de Thiers, placé en garde à vue depuis lundi 10 février.

Bohlen, élève de première au lycée Thiers, a été interpellé hier, dans l'après-midi, à l'intérieur de son établissement, pour "menaces de mort" et "outrage à personne dépositaire de l'autorité publique" lors du blocage de son lycée, a indiqué une source policière.

Hier matin, lors d'une manifestation devant le lycée Thiers, des lycéens se sont opposés aux policiers qui tentaient de débloquer l'entrée de l'établissement. Lors de cet événement, l'adolescent aurait proféré des menaces envers les policiers, avant de prendre la fuite.

Dans l'après-midi, la police s'est rendue dans l'établissement pour consulter le trombinoscope des élèves et identifier l'élève en cause. Les policiers auraient ensuite demandé à un surveillant d'aller chercher l'adolescent dans sa classe, pour l'amener au commissariat pour son placement en garde à vue.
 

Après une nuit passé au commissariat de Noailles, le lycéen a été libéré vers 15 h, il sera convoqué ultérieurement devant un juge pour enfants en vue de sa mise en examen, a ajouté une source policière à l'AFP.

Dans un communiqué diffusé mardi, le syndicat Sud éducation a demandé "qu'aucune sanction ne soit prise à l'égard des élèves mobilisés et qu'aucune charge ne soit retenue à l'encontre de cet élève".

Ce matin, les lycéens ont refusé de participer aux épreuves communes de contrôle continu (E3C), les épreuves ont, comme hier, été annulées.

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