"Un moment de mémoire" : rue de Tivoli à Marseille, l'heure du recueillement, un an après le drame

Un an après l’effondrement du 17 rue de Tivoli, l’heure est au recueillement, à l’initiative du collectif de riverains qui s'est constitué. Au croisement du boulevard Eugène-Pierre et de la rue Jaubert ce 9 avril, l’émotion est grande.

Un an après l'effondrement, une centaine de personnes a répondu présent à l'appel au rassemblement lancé par le collectif Tivoli 9 avril, pour rendre hommage aux huit victimes qui ont perdu la vie lors de ce drame qui s’est produit la nuit du 8 au 9 avril 2023. Sur place, ce mardi 9 avril, des victimes, des amis, des voisins. L’émotion est grande. 

"Ça remue plein de choses"

Un moment de recueillement important, mais douloureux. "Ça nous a parut évident d’organiser un hommage à ce qu’il s’est passé l’année dernière, pour tous nos voisins disparus. On voit qu’il y a plusieurs personnes du quartier qui sont touchés et c’est important d’avoir un moment de mémoire. La mémoire fait toujours partie du processus de reconstruction", souligne Clara Berroir, co-présidente du collectif et habitante du 22 rue Tivoli.

Des accolades, des larmes, du soutien, la peine est toujours vive. "Ça remue plein de choses. Chaque fois que je reviens sur le site, c’est beaucoup d’émotions. C’est difficile d’expliquer ce sentiment qu’on ressent. Je repense à ça tous les jours, explique Florence, qui n’a toujours pas récupéré son logement. C’est toujours en chantier, à la fois dans notre tête mais aussi sur site. "

Anne-Marie, Jacques, Michaël, Marion, Jacquy, Anna, Antonietta, Nicole. Sur le grillage du périmètre de sécurité, le nom des huit victimes qui ont perdu la vie lors de l’effondrement. En dessous, un bouquet de fleurs a été accroché au-dessus de chacun de ces noms. Au sol, d’autres bouquets ont été déposés et des mots ont également été déposés sur ce même grillage. 

Le combat pour regagner son logement

Si des politiques - Benoit Payan, marie de Marseille, Samia Ghali, adjointe au maire, maire de secteur et représentant du conseil départemental – sont présents, aucun discours ne sera prononcé par eux. "On ne souhaite pas que ce moment soit récupéré", relève la co-présidente.

Si le lieu n’est pas "approprié à la colère", le sentiment traverse certaines victimes. "Par rapport aux assurances, et envers toutes les personnes qui pourraient prendre en charge ce que les victimes vivent." En effet, Aurélie précise que les frais de relogement ont été reconduits pour trois mois, sans en savoir davantage pour la suite. "Il y a ceux qui sont partis, et il y a ceux qui se battent contre les assurances, les syndics et beaucoup de choses, pour essayer de réintégrer leur logement le plus rapidement possible. Je rappelle qu’il y a encore 55 foyers délogés et on ne sait pas du tout quand nous pourrons rejoindre nos appartements", explique Joanne Rimbault, habitante toujours délogée.

A travers ce moment, les victimes sont contraintes de "dénoncer leurs difficultés pour avancer dans leur parcours de reconstruction puisque les assureurs font obstruction à l’indemnisation des conséquences de ce drame", précise le collectif dans un communiqué de presse. Ils "espèrent que tous les moyens soient mis sur l'enquête", explique Roland Bellesa, pour comprendre ce qu'il s'est passé. 

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