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Vaccination obligatoire : les anti-vaccins ne désarment pas

La vaccination obligatoire au coeur du débat entre partisans et détracteurs. / © JM.BERTRAND/S.GARAT
La vaccination obligatoire au coeur du débat entre partisans et détracteurs. / © JM.BERTRAND/S.GARAT

15 mois après l'extension de l'obligation vaccinale pour les enfants, les opposants continuent de faire entendre leur voix. Très actifs sur les réseaux sociaux, ils vont même jusqu’à présenter de faux certificats de vaccination. Qui sont-ils ? Pourquoi ce choix ? Que risquent-ils ?  
 

Par Eric Ambrosini

Le collectif « Ensemble pour une vaccination libre » rassemble 37 000 personnes. La cheffe de file de la fronde anti-vaccin réside à Nîmes. Sophie Guillot a 3 enfants et aucun n’est vacciné. Pourtant lorsqu’elle présente les carnets de santé, on y trouve des vignettes originales et des vrais tampons médicaux de vaccination.

 "Tous les vaccins obligatoires sont des faux !", assume Sophie Guillot qui revendique la liberté de faire vacciner ou non ses enfants.
Pour les faux certificats de vaccination qu’elle présente, elle précise qu’à ce jour, "elle a toujours trouvé un médecin pour les lui délivrer".

Mais de toutes façons, c’est la faute des gouvernements car "c’est en voulant imposer la vaccination que l’on conduit les parents à faire ça".

Les vaccins sont-ils dangereux ?

Dans l’hexagone, plus de 40% des français se disent méfiants vis-à-vis des vaccins.
Un constat qui, selon Guillaume Ageorges, secrétaire national du REVAV (réseau des victimes d’accidents post-vaccinaux), trouve une explication dans l’absence d’études sérieuses réalisées sur le sujet.

"En France il n’existe aucune étude mais à l’étranger, des rapports indiquent que les personnes non vaccinées sont en meilleure santé que ceux qui le sont".

L'avis du corps médical

C’est à l’hôpital de la Timone à Marseille que se trouve l’un des plus grands centres de vaccination en France. Il reçoit en moyenne 10 000 personnes par an.

Le docteur Catherine Gaillard avoue rencontrer régulièrement des cas d’enfants non vaccinés et présentant de faux certificats.
 
Sans entrer dans le débat, elle préfère le nourrir à travers une réflexion. 
"Obligation ou pas, c’est une question de santé publique. En revanche, sur l’aspect médical, il y a un intérêt à la vaccination".

Alors que la Semaine européenne de la vaccination se déroulera du 22 au 28 avril, les frondeurs ne sont pas prêts de lâcher prise malgré les risques : 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Et leur combat est plus que jamais d’actualité depuis l’entrée en vigueur de la loi sur l’extension vaccinale décidée par Agnès Buzyn. La ministre des Solidarités et de la Santé a rendu obligatoire la vaccination pour onze pathologies au lieu de huit précédemment.

 

Les vaccinations obligatoires depuis le 1er Janvier 2018 :
la diphtérie
le tétanos
la poliomyélite
la coqueluche
le ROR (rougeole, oreillons, rubéole)
l’haemophilus influenzae de type B
l’hépatite B
le pneumocoque
et le méningocoque C.
 

Jean-Jacques Eledjam, président de la Croix-Rouge française

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