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Les salariés de La Marseillaise retiennent leur souffle

C'est une étape cruciale pour les salariés du quotidien régional La Marseillaise. Ce lundi, le tribunal de commerce de Marseille a examiner le dossier du journal marseillais. On s'acheminerait vers un redressement judiciaire. La décision sera rendue demain.

Attente des salariés de La Marseillaise devant le tribunal de commerce de Marseille.
Attente des salariés de La Marseillaise devant le tribunal de commerce de Marseille. © Olivier Chartier-Delègue
durée de la vidéo: 01 min 38
Quel avenir pour La Marseillaise?
200 personnes se sont rassemblées ce lundi matin devant le tribunal de commerce de Marseille qui étudiait le dossier du quotidien régional La Marseillaise en vue de décider de sa mise en liquidation judiciaire ou de son redressement judiciaire. Des élus de gauche parmi lesquels Jean-Marc Coppola et des militants de la CGT sont venus apporter leur soutien aux journalistes et techniciens du journal présents.
A l'issue de l'audience ce matin, direction et salariés avaient le sentiment d'avoir été entendu. On s'acheminerait donc vers un redressement judiciaire. La décision du tribunal sera rendue demain.

214 salariés dans l'attente

La Marseillaise, créée en 1944, s'est placée le 14 novembre dernier sous la protection du tribunal de commerce de Marseille en demandant sa mise en redressement judiciaire. Dans un communiqué, le président du titre, Jean-Louis Bousquet, avait expliqué que le quotidien subissait  les effets dévastateurs de «  la crise économique, doublée d'une crise de la presse et d'une chute brutale de la publicité ». 
Les pertes financières se situent entre un million à un million et demi d'euros en 2014. Depuis 2012, le journal s'est déjà séparé d'une quarantaine d'employés, dont plus de la moitié de journalistes. Il emploie actuellement 214 salariés dont 75 sont titulaires de la carte de presse. 



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