Tarascon : les surveillants bloquent la prison suite à l'agression de l'un de leurs collègues.

Jeudi 27 octobre, un gardien de la prison de Tarascon a été ébouillanté à l'huile par un détenu. Gravement blessé, il a été conduit en urgence par hélicoptère vers le centre des grands brûlés de Marseille. Vendredi matin un trentaine de surveillants bloquent l'établissement.

Les agents pénitentiaires dénoncent "des agressions de plus en plus nombreuses"
Les agents pénitentiaires dénoncent "des agressions de plus en plus nombreuses" © Jessy Zagari
Depuis le lever du soleil, plusieurs dizaines de surveillants pénitentiaires bloquent l'entrée du centre de détention de Tarascon.

Après l'agression de deux de leurs collègues, dont un a été ébouillanté sur 20% du corps, ils dénoncent des "agressions de plus en plus nombreuses et de pire en pire".

"Depuis 2018, il y a eu un attentat, une suveillante agressée sexuellement... c'est toujours de plus en plus grave, et notre ministre de nous entend pas", explique Jessy Zagari, délégué régional Force Ouvrière Pénitentiaire.
Depuis 5 heures du matin, une trentaine de surveillants bloquent l'entrée de la prison de Tarascon
Depuis 5 heures du matin, une trentaine de surveillants bloquent l'entrée de la prison de Tarascon © Jessy Zagari
 

Un agent ébouillanté au visage

Deux surveillants du centre pénitentiaire de Tarascon ont été blessés au moment de la distribution des repas, ce jeudi 27 août.

"Lors du repas du midi, un détenu a demandé au surveillant d'étage de vouloir parler au chef", explique Sylvain Grellier, secrétaire local Horizon Justice CFE-CGC.

"Le détenu a jeté vers le premier surveillant une casserole d'huile bouillante, et l'a atteint au visage et au torse. L'autre surveillant d'étage, éclaboussé par la projection d'huile, a glissé au sol et s'est ouvert l'arcade sourcillière avant de réussir à refermer la porte".

Le premier blessé a été transporté par hélicoptère, dans un état grave, au service des grands brûlés de Marseille.

"Les agents ont fait un retard de prise de service en soutien à leurs collègues agressés", raconte Jessy Zagary, délégué régional FO Pénitentiaire.

Cette nouvelle affaire a mis en colère les gardiens de prison.

"Les détenus peuvent acheter de l’huile. Ils ont des plaques chauffantes pour se faire à manger. Là vous avez toutes les conditions pour ébouillanter un agent", poursuit Jessy Zagary.

Sylvain Grellier de Horizon Justice rappelle le manque de moyens et d'effectifs qui font "le quotidien du personnel du centre de détention de Tarascon, lequel est au bout du rouleau".

FO pénitentiaire de son côté "exige le placement du détenu en garde à vue pour coups et blessures volontaires avec circonstance aggravante", ainsi que des "sanctions pénales et disciplinaires".

La dernière agression de gardiens de prison dans notre région remonte à trois semaines seulement.

Trois surveillants du centre pénitentiaire d'Arles ont été attaqués par arme blanche. L'un d'entre eux avait été grièvement blessé.






 
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