Un surveillant se suicide avec son arme de service à la maison d'arrêt de Luynes

Un surveillant de 25 ans s'est suicidé dans la nuit de mercredi à jeudi avec son arme de service à la maison d'arrêt de Luynes, à proximité d'Aix-en-Provence.
 
Vue de la prison d'Aix-Luynes II, en octobre 2018.
Vue de la prison d'Aix-Luynes II, en octobre 2018. © GERARD JULIEN / AFP
Dans la nuit de mercredi à jeudi, le surveillant se trouvait seul dans le mirador de la prison.

Son corps sans vie a été découvert jeudi matin vers 5h au moment de la relève, a précisé une source syndicale, évoquant un homme "jovial", arrivé à Luynes en 2018 et originaire d'outre-mer. 

Le parquet d'Aix-en-Provence a ouvert une enquête confiée au commissariat d'Aix-en-Provence. "L'hypothèse du suicide est la plus probable mais l'autopsie précisera les circonstances du décès", a précisé le procureur de la République d'Aix-en-Provence Achille Kiriakides. "Il semble que le suicide soit lié à des raisons personnelles", a pour sa part indiqué la direction de l'administration pénitentiaire.

Le mirador est l'un des seuls endroits en détention, avec la porte d'entrée principale, où les surveillants ont directement accès à une arme.

"C'est le premier suicide en 2020 d'un agent pénitentiaire". En 2019, il y a eu cinq suicides parmi les surveillants, dont un sur le lieu de travail. Il y en a eu sept en 2018, tous hors des centres de détention. Il y a au total 30.000 personnels de surveillance.
 
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