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Cheval Passion : l'Equitation adaptée enseignée à la faculté de sports de l'Université d'Aix-Marseille

Les cavaliers de la Licence STAPS en cours avec Florent Pertuis à l'Etrier d'Aubagne. / © Annie Vergnenègre France 3 Provence Alpes
Les cavaliers de la Licence STAPS en cours avec Florent Pertuis à l'Etrier d'Aubagne. / © Annie Vergnenègre France 3 Provence Alpes

Cheval Passion se déroule du 16 au 20 janvier à Avignon. A cette occasion, focus sur la Licence STAPS en équitation adaptée de la faculté des sciences du sport de l'Université d'Aix-Marseille. Une des deux seules proposées en France. Sept étudiants ont choisi cette orientation enseignée à Aubagne.

Par Annie Vergnenegre

Ces cavaliers ont tous un très bon niveau, galop 5, 6 ou 7. Ils pratiquent l'équitation régulièrement, certains ont fait de la compétition.

Une sélection sur le niveau équestre 

C'est le minimum requis pour suivre le cursus en équitation de la faculté des sciences du sport de l'Université Aix-Marseille enseignée à l'antenne d'Aubagne dans le cadre de sa Licence STAPS parcours APAS (activité physique adaptée et santé). "C'est le critère qui prédomine à la sélection en première année, vérifié par des tests", souligne Joelle Barthélémy, directrice de l'antenne d'Aubagne.
Le niveau équestre est le premier critère de sélection en première année. / © Annie Vergnenegre
Le niveau équestre est le premier critère de sélection en première année. / © Annie Vergnenegre

Une double compétence

Sur 16 cavaliers inscrits en Licence 2, 7 vont démarrer la spécialité en Equitation adaptée au second semestre en janvier. Avec une double compétence : pratique équestre et santé-handicap. "Je les ai mis en situation sur le terrain.

Certains se sont rendus compte qu'ils n'étaient pas fait pour enseigner à des enfants, d'autres que la prise en charge d'un public à handicap, ce n'était pas pour eux,

explique la directrice, selon les populations auxquelles on s'adresse, il faut un minimum d'empathie". Ces professionnels pourront également intervenir en milieu carcéral, en EHPAD, auprès de personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires ou respiratoires, ou de personnes en fauteuil avec des handicaps plus lourds.

De toute la France

Pour suivre sa vocation, Mélissa Galvin avait le choix entre Paris et Aubagne. Elle n'a pas hésité à quitter Annecy et sa famille. "J'ai toujours adoré l'aide à la personne, raconte-elle,

J'ai un très bon ami qui est en fauteuil, il m'a fait comprendre le besoin qu'ils ont de faire des activités variées, ça les aide énormément et j'ai voulu combiner ça avec le cheval.

Mélissa a quitté Annecy pour étudier trois ans en STAPS à Aubagne. / © Annie Vergnenegre France 3 Provence Alpes
Mélissa a quitté Annecy pour étudier trois ans en STAPS à Aubagne. / © Annie Vergnenegre France 3 Provence Alpes
Mélissa ne se voit pas vivre d'autre chose que de sa passion. Elle a d'ailleurs mis Rivesalte, sa jument de 13 ans, en pension à proximité pour pouvoir la monter trois fois par semaine. Un investissement financier lourd auquel elle contribue en travaillant le week-end dans une grande surface.

Débouchés difficiles

A 19 ans, la jeune fille est très lucide sur la dure réalité du marché du travail. Mais elle est sûre de son choix. "On sait que ça peut ne pas marcher, il faut faire autre chose à côté, mais il fallait que je choisisse entre un métier où j'étais sûre de gagner ma vie mais qui ne me plaisait pas forcément et un métier qui est vraiment ma passion et j'ai préféré ça. On verra bien".
Cours pratiques alternent avec cours théoriques. / © Annie Vergnenègre France 3 Provence Alpes
Cours pratiques alternent avec cours théoriques. / © Annie Vergnenègre France 3 Provence Alpes
Yvann Servas, 19 ans, est le seul garçon de la promo. Il vient de Manosque. Pour lui, ce choix s'est imposé de lui-même. "Des personnes handicapées sont venues pendant plusieurs semaines dans mon centre équestre, et je les ai vues aller vers les chevaux, explique Yvann, prendre plaisir à s'en occuper, monter dessus, passer un bon moment.

Si on peut les aider à mieux vivre leur handicap, leur donner le sourire, c'est bien. 

12 places en Licence 3

Seuls les plus motivés poursuivront l'aventure. Les places sont chères. 12 étudiants pourront intégrer la Licence 3 qui ouvrira à la rentrée de septembre. "Il y a un manque avec une très forte demande, indique Joelle Barthélémy.

Le cheval est un excellent médiateur, on connaît parfaitement les effets bénéfiques à la fois sur le plan moteur et psychologique du lien avec le cheval.

Bien-être du cheval

S'il n'est que secondaire, le rôle du cheval est primordial. Et son bien-être est essentiel. Deux éthologistes, Odile Petit et Mathilde Valenchon, interviendront d'ailleurs dans la formation. "On ne pas envisager de l'équitation adaptée avec des chevaux qui ne seraient pas bien, il faut totalement comprendre le comportement de l'animal pour pouvoir utiliser ces connaissances en relation avec le bien-être humain, et ce n'est que par l'éthologie qu'on l'apprend", renchérit Joelle Barthélémy.
Le bien-être du cheval est essentiel. / © France 3 Provence Alpes
Le bien-être du cheval est essentiel. / © France 3 Provence Alpes
Pour faciliter les débouchés de ses étudiants qui décrocheront une carte professionnelle en même temps que leur licence, la faculté des sciences du sport d'Aubagne a entamé des discussions pour établir des passerelles vers l'équithérapie avec la Fédération Française d'Equitation.






 

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