Coronavirus : du Vaucluse aux Hautes-Alpes, les hôpitaux recrutent et se réorganisent pour renforcer leurs effectifs

Alors que le virus Covid-19 sévit particulièrement dans le nord et l'est de la France, les hôpitaux se réorganisent ou recrutent des soignants, comme dans le Vaucluse et les Hautes-Alpes, pour renforcer leurs équipes.

Illustration. Le Centre Hospitalier d'Avignon
Illustration. Le Centre Hospitalier d'Avignon © CHA
Dans le Vaucluse, le Centre Hospitalier d'Avignon (CHA) s'organise pour assurer les prises en charge à venir et appelle les soignants à le rejoindre.

"L'idée est d'avoir un potentiel de professions soignantes en renfort de nos équipes si la situation évolue, et que l'absentéisme grimpe dans notre établissement", explique Marielle Petit de Grandville, responsable de la communication. 

Toutes les disciplines sont concernées : infirmier(e)s anesthésistes et de toutes spécialités, kinésithérapeutes, psychologues, sages-femmes, aide-soignant(e)s, agents de service hospitalier et technicien de laboratoires.

Cette dernière catégorie est particulièrement recherchée dès à présent.

"Nous avons besoin tout de suite de technicien(ne)s de laboratoire pour un CDD de trois mois pour notre pôle de biologie médicale".

L'appel concerne aussi les volontaires et les bénévoles qui peuvent aider dans d'autres domaines comme l'informatique ou la logistique. 

Une seule adresse mail pour tous : solidarite.covid19@ch-avignon.fr

"Nous bénéficions de beaucoup d'élans de solidarité. Cela fait chaud au coeur", poursuit la chargée de communication. "Des sophrologues et d'autres personnes qui travaillent dans le domaine du bien-être offrent leur concours spontanément".

A Gap, on évalue la situation

Dans les Hautes-Alpes, le Centre hospitalier interrégional des Alpes-du-Sud (Chicas) n'a pas lancé d'appel pour le recrutement, mais il réévalue la situation au jour le jour.

"Nous avons réorganisé nos services ces jours-ci en cas d'afflux massif de patients", précise Jean-Michel Orsatelli, directeur adjoint du Chicas.

"Pour préserver nos ressources humaines, nous avons mis une partie du personnel en congés, pour qu'il se repose, en préservant un minimum de personnes sur le site".

Le Chicas se prépare, comme les autres établissements de santé, au pic de l'épidémie de coronavirus. Il a réactivé ses réseaux pour y faire face.

"Déjà, nous mobilisons des étudiants de l'école d'infirmier(e)s. Certains ont rejoint le Samu qui fait face à une augmentation des appels", ajoute Jean-Michel Orsatelli. 

Si la crise est forte, "une extension des lits de réanimation est déjà prévue".

Pour le personnel supplémentaire, le Chicas a dressé une liste de personnes à contacter parmi ses anciens personnels et étudiants.

"Nous avons gardé les contacts de tous, nous activons les réseaux intra-hospitaliers, les agences d'intérim, les cabinets", indique Jean-Michel Orsatelli.

Quant à l'aide pouvant être apportée par des bénévoles, toutes bonnes volontés émanant de personnes diplômées volontaires, comme des médecins et soignants à la retraite "sont les bienvenues".

Comment aider les hôpitaux ?

Dans les hôpitaux, plus l'épidémie de coronavirus progresse, plus les appels à l'aide se multiplient et les établissements s'organisent.

Face à ces chaînes solidaires qui fleurissent, l'AP-HM a décidé de centraliser toutes les initiatives d'aide aux personnels soignants, afin de mieux répartir les dons, que ce soit du matériel, des repas ou encore de l'argent.

Une adresse e-mail a été ouverte pour réceptionner toutes les propositions: solidarite-covid19@ap-hm.fr Les hopitaux marseillais sont également en besoin de personnel médical ou paramédical. Sur les réseaux sociaux, ils passent même un appel urgent au recrutement. Les candidatures sont réceptionnées sur le site internet de l'AP-HM.

Pour postuler, il faut être titulaire d'un diplôme médical d'Etat et être disponible immédiatement. 
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